Une grande diversité de mycotoxines est observée en France mais seules quelques unes peuvent avoir des conséquences significatives en production animale : trichothécènes, zéaralénone, sporidesmines. Les modalités de croissance et de toxinogénèse des champignons, les mesures agronomiques préventives, les doses et les effets toxiques aigus sont généralement bien connus. ainsi, une forte corrélation entre parasitisme des céréales par fusarium et présence de vomitoxine a été mise en évidence ; c'est pourquoi un dosage devrait être effectué dès lors qu'une parcelle est infectée par le champignon. En revanche, les effets chroniques induits par des très faibles doses et l'attitude précise à adopter en présence d'un aliment contaminé restent flous. Les autres toxines restent plus anecdotiques mais une vigilance doit être maintenue au cas où l'une d'entre elle émergerait en raison de nouvelles pratiques de culture ou de stockage. Enfin, le risque associé à la consommation humaine des produits des animaux exposés aux mycotoxines est extrêmement limité compte tenu du faible taux de passage de la plupart de ces molécules dans le lait, la viande et les oeufs et des réglementations en vigueur. La synthèse des données pratiques a permis de rédiger des fiches techniques qui seront diffusées aux techniciens intervenant dans le domaine des cultures ou des productions animales.