En 2006, une étude anglaise a recueilli de multiples informations sur les paramètres de gestation, parturition et mortalité néonatale sur les chats de races en Grande Bretagne, ainsi que sur leurs interactions, avec en particulier une analyse de l’effet race. Le but de notre étude est de réaliser une étude similaire sur les chats de race en France à partir du même type de questionnaire. Matériel et méthode : Un questionnaire a été distribué aux éleveurs de chats de race français par l’intermédiaire du LOOF (qui gère les pedigrees de chats de race en France). La réponse est basée sur le volontariat. Les différentes réponses reçues ont permis de constituer une base de données. Chaque questionnaire comprend les informations d’une seule portée de chatons. Les données recueillies par le questionnaire sont la durée de gestation, la taille de la portée, le nombre de chatons vivants à la naissance, le poids des chatons, l’intervention du vétérinaire et d’une éventuelle césarienne, la présence de malformations congénitales et l’évolution de la mortalité entre naissance et sevrage. L’analyse est faite avec le logiciel statistique R. Résultats : Un total de 325 questionnaires ont été envoyés et pris en compte pour l’analyse. Il y a un total de 6 races pour lesquelles nous avons plus de 20 questionnaires utilisables. 38,6 % (121 / 312) des mères inclues dans l’étude sont primipares. Les moyennes sont de 64,6 jours pour la durée de gestation, 4,2 chatons par portée, et 98 grammes pour le poids des chatons vivants. La moyenne de la durée de l’intervalle entre le début des contractions et la naissance du premier chaton est comprise entre 30 minutes et 1heure avec 83,7% des intervalles qui sont inférieurs à 2heures. 91,9% des intervalles entre deux chatons sont inférieurs à 2heures. Discussion : Dans cette étude, la moyenne de la durée de gestation et de la taille des portées est similaire avec l’étude anglaise1 (respectivement 65,1 et 4,6). Les différents intervalles lors de la parturition ne sont pas significatifs. La variabilité observée peut provenir des difficultés à distinguer les dystocies et les malformations congénitales d’une parturition normale mais prolongée. La prévalence de césarienne est de 7,4% dans notre étude, ce qui est proche des 5,8% et 8% reportés dans l’étude anglaise(1). Cela confirme que les dystocies ne sont pas négligeables chez le chat de race. Conclusion : Cette étude apporte des données quantitatives dans des domaines qui étaient jusqu’ici non étudiés en France et permet de faire une comparaison sur les paramètres de reproduction des chats de race en France et en Grande Bretagne. [(1) Sparkes et al. A questionnaire-based study of gestation, parturition and neonatal mortality in pedigree breeding cats in the UK. Journal of feline Medecine and surgery 2006, 8, 145-157.]
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