La vache est un animal prédisposé à la torsion utérine, de par son anatomie et ses changements d'attitudes. D'autres facteurs peuvent prédisposer à la torsion utérine (alimentation, poids du veau, race, génétique…), mais aucun consensus n'est encore établi. L'augmentation de l'incidence des cas au cours des 15 dernières années nous amène à réfléchir sur la part réelle de chacun d'entre eux, car l'impact d'une torsion sur la lactation à venir est non négligeable. Dans cette optique, une enquête a été réalisée auprès de 13 clientèles vétérinaires, réparties sur l'ensemble du territoire français, pour tenter de montrer que la race est un facteur de risque. Cette enquête porte sur une population de 145 cas (vaches avec torsion utérine). Des questions sur la régie d'élevage (alimentation, bâtiment, conduite du période péri-partum) et sur les circonstances d'apparition (site de torsion, sens, degré, poids du veau, sexe, viabilité…) sont posées pour cerner au mieux chaque situation. L'étude des résultats montre que les cas présentés aux vétérinaires sont sévères dans 78,6% des interventions. Cette étude est représentative des cas sévères de torsion et des traitements mis en place dans le champ. Cependant, la prévalence de la torsion est telle que le nombre de cas est insuffisant pour obtenir des corrélations exactes et établir des facteurs de risque.