Le foie étant un acteur central du métabolisme, il peut être la cible de multiples processus pathologiques. On parle d'hépatopathie aiguë face à une affection d'évolution rapide caractérisée par l'installation de lésions réversibles. Les principales causes de maladie hépatique aiguë sont toxiques et inflammatoires/infectieuses. En dehors de l'ictère, les signes cliniques sont souvent peu spécifiques. La biologie clinique tient donc une place prépondérante dans la mise en évidence de l'atteinte hépatique. Les enzymes hépatiques sont utilisées comme marqueurs lésionnels ; elles sont très sensibles chez le chien, mais beaucoup moins dans l'espèce féline. De nombreux marqueurs permettent d'évaluer les répercussions de la maladie sur la fonction hépatique ; le dosage pairé des acides biliaires est le test fonctionnel le plus sensible. L'échographie abdominale tient une place importante dans l'exploration des affections hépatiques aiguës. Les atteintes diffuses du parenchyme ne s'accompagnent toutefois pas systématiquement de modification significative de son échogénicité. La cytologie et surtout l'histologie sont donc bien souvent incontournables pour caractériser la maladie. Le traitement repose sur l'élimination de la cause, lorsqu'elle est identifiable et traitable. Au-delà du traitement étiologique, il s'agit de corriger les signes cliniques et les répercussions de l'insuffisance hépatique. Des agents « hépatoprotecteurs », visant à prévenir l'extension secondaire des lésions, notamment par des effets antioxydants, sont par ailleurs largement utilisés.