L’objectif de ce travail est de déterminer l’efficacité de la mesure de la résistivité du mucus vaginal afin de détecter l’ovulation chez les chiennes de race Labrador. La première partie de cette étude dresse un état des lieux des connaissances actuelles de la physiologie de la reproduction canine et les méthodes utilisées pour détecter l’ovulation de façon précise, permettant l’utilisation de nouvelles techniques, comme l’insémination en semence réfrigérée ou congelée. Nous sont présentées également, au sein de cette partie, les connaissances sur l’utilisation de la résistivité du mucus vaginal chez la chienne et les autres espèces. La partie expérimentale porte sur l’utilisation de la résistivité du mucus vaginal pour détecter l’ovulation chez les Labradors. Cette étude a été réalisée sur 24 chiennes pendant leurs chaleurs. Elle avait pour but de comparer le moment de l’ovulation détectée par la sonde vaginale avec celui déterminé par le dosage de progestérone sanguine. La mesure de résistivité du mucus vaginal présente l’avantage d’être facile à utiliser. Elle permet de détecter l’ovulation à 24 heures près dans 33% des cas et à 48 heures près dans 50% des cas, lorsque les mesures sont prises en insérant la sonde de 6.5 centimètres (correspondant à la moitié de la longueur de la sonde) au sein du vagin. Le décalage maximal observé entre l’ovulation réelle et la chute de résistivité est de 96 heures. Cette méthode permet donc de détecter la période de fertilité mais ne permet pas de déterminer de façon précise l’ovulation.

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