Les enjeux d'émergence accrue de maladies infectieuses dans les zones à haut risque, comme l'Asie du Sud-est, rendent incontournables les recherches sur le fonctionnement de la surveillance des maladies animales à l'échelle locale. Cela passe par une étude fine des déterminants sociaux des choix des individus et des communautés vis-à-vis de la santé animale. Une étude exploratoire de l'utilisation combinée d'outils venant de l'anthropologie, l'épidémiologie participative et la modélisation a été réalisée sur une communauté villageoise de Thaïlande. Les entretiens avec les acteurs locaux de la santé animale ont permis d'identifier des réseaux sociaux qui s'inscrivent dans une logique communautaire. Ces réseaux diffusent l'information sanitaire et s'imbriquent partiellement dans le réseau officiel de la surveillance. Trois réseaux ont été identifiés : celui des éleveurs de canards, des éleveurs de coqs de combat et des firmes industrielles de production animale. Les données recueillies sur l'histoire du village, l'organisation sociopolitique et les pratiques locales de gestion des maladies ont permis de dégager des facteurs sociaux pouvant expliquer l'écart entre la logique d'acteurs observée sur le terrain et le système de surveillance officiel, avec l'exemple de la détection des cas d'influenza hautement pathogène chez les volailles. Quantifier ces facteurs ainsi que les coûts sociaux associés à la décision de déclarer un cas ou non apparaît nécessaire. Modéliser le système local entier permettrait d'en visualiser les dynamiques principales en vue de produire des recommandations pour l'amélioration de la surveillance des maladies animales dans les pays d'Asie du Sud-est.

Emprunt/Réservation

Y Réserver

Exemplaires

Nbre d'exemplaires : 1
Cote / Code barre Localisation Commentaire
1 0000023735 [disponible] YRéserver