Pour les quatre espèces étudiés (lapin Oryctolagus cuniculus, cochon d’Inde Cavia aperea f. porcellus domesticus, furet Mustela putorius furo et rat Rattus norvegicus domesticus), l’auteur décrit dans une première partie les différentes activités constituant le budget-temps de l’animal (comportement alimentaire, reproducteur, social, de toilettage, de locomotion) en expliquant les difficultés d’adaptation de l’animal à un environnement de captivité par rapport à un milieu de semi-liberté. La structure sociale de l’espèce en semi-liberté y est aussi abordée, avec ses conséquences sur la socialité et les relations sociales entre les animaux en captivité. Pour chacune de ces espèces, le budget-temps est modifié par la captivité, pouvant ainsi favoriser l’apparition de problèmes comportementaux qui sont décrits dans une seconde partie. L’auteur propose dans une troisième partie des solutions d’enrichissement physique et social qui permettent de réduire les problèmes comportementaux et d’éviter le mal-être de ces espèces en captivité. Enfin, les résultats d’une étude sous forme de questionnaire distribué à des propriétaires de NACs de la clientèle de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort sont présentés dans un dernier chapitre. Cette étude met en évidence une potentielle méconnaissance chez les propriétaires des besoins de leurs animaux domestiques et l’application qu’ils font des conseils qui leur sont donnés s’ils en ont reçus. Cette étude préliminaire suggère que le bien-être des quatre espèces de NACs étudiées peut encore être amélioré et ouvre de nouvelles possibilités aux vétérinaires pour améliorer le bien-être de nos animaux de compagnie.