La présence de follicule polyovocytaires en grande quantité est une des particularités de l’espèce canine. Ces follicules, bien que souvent observés, ont été très peu étudiés et leur formation, leur évolution et leur rôle restent à explorer. L’hypothèse la plus probable concernant la formation de ces follicules serait celle d’une mauvaise fragmentation des lobules ovariens lors de la formation des follicules primordiaux, durant l’ontogenèse de l’ovaire. Le premier objectif de ce travail a été de compléter les connaissances actuelles et d’illustrer l’ontogenèse de l’ovaire chez la chienne, à travers une étude histologique. Une attention particulière a été portée sur la formation des follicules polyovocytaires. Des ovaires issus de foetus collectés au dernier tiers de gestation et de chiots jusqu’à 75 jours post-partum ont été observés au microscope optique, après inclusion en paraffine et coloration des coupes. Une description des coupes histologiques obtenues a été réalisée. Le second objectif était de mettre en évidence et de caractériser certains marqueurs qui, selon des données bibliographiques, pourraient intervenir dans la formation des follicules polyovocytaires : un facteur de croissance ovocytaire (BMP15), un marqueur de prolifération cellulaire (PCNA), un composant des jonctions communicantes (COX43) et un récepteur aux oestrogènes (ESR1) ont été étudiés. L’expression de ces protéines d’intérêt a été analysée par la technique du western-blot et leur localisation a été analysée par immunohistochimie. Ces protéines ont bien été mises en évidence et localisées dans l’ovaire, à l’exception de ESR1 pour lequel l’anticorps n’a visiblement pas fonctionné. Néanmoins, aucun élément particulier n’a été noté concernant les follicules polyovocytaires. Des recherches plus approfondies sont encore nécessaires afin mieux comprendre la formation, le devenir et le rôle des follicules polyovocytaires.

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