Le cancer colorectal est à l’origine de 610 000 décès dans le monde, chaque année. La survenue de cette maladie est multi-factorielle (génétique, alimentation, mode de vie…). Ces différents facteurs sont autant de cible pour la prévention. L’utilisation d’antiinflammatoires non stéroïdiens est également prometteuse. En effet l’expression de la cyclooxygenase-2 a une action sur la prolifération cellulaire, l’inhibition de l’apoptose, la promotion de l’invasion tumorale et la stimulation de l’angiogenèse. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, inhibiteurs de la cyclo-oxygenase-2, se présentent donc comme une arme thérapeutique, capable d’agir à tous les stades de la cancérogenèse colorectale. Le but de notre travail a été de quantifier l’effet protecteur de deux AINS : le sulindac et le célécoxib. Pour ce faire, nous avons utilisé l’outil de la méta-analyse. Au final nous avons confirmé l’effet protecteur de ces deux AINS. Leur effet s’est même montré supérieur à celui d’autres molécules chémoprotectrices, disposant de méta-analyse (aspirine, calcium, curcumine…).