La douleur dite «physiologique», qui permet à l'organisme d'avoir connaissance d'un stimulus potentiellement dangereux, est un mécanisme de protection indispensable à une vie normale. En revanche, la douleur « pathologique » qui suit une chirurgie résulte principalement de la sensibilisation des structures impliquées dans la nociception, et constitue pour l'animal opéré un stress qui peut retarder son rétablissement. Il est donc important de savoir reconnaître les manifestations de cette douleur, et de la traiter le plus rapidement possible, voire de la prévenir. Les anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) forment une classe d'analgésiques intéressants à cet égard. Quatre-vingt treize chiens subissant une chirurgie orthopédique ont été répartis de facon aléatoire en trois groupes, et ont reçu avant la chirurgie respectivement du kétoprofène, du carprofène, ou un placebo. Les résultats des scores de douleur et des taux sériques de cortisol ont démontré que ces deux AINS assuraient une analgésie satisfaisante pendant au moins 12 heures. Le kétoprofène a cependant été associé à une augmentation des temps de saignement pendant la chirurgie.

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