Afin de mieux comprendre les adaptations cellulaires induites suite à une prise chronique de morphine, une stratégie de type protéomique différentielle combinant les techniques d'électrophorèse et de spectrométrie de masse a été entreprise dans des cellules de neuroblastome humain SH-SY5Y surexprimant le récepteur MOP. L'étude globale des modifications induites par la morphine sur le protéome total a permis d'identifier environ 50 protéines impliquées dans des processus tels que l'organisation du cytosquelette, le trafic vésiculaire, la dégradation des protéines et la signalisation cellulaire. De plus, nous avons montré qu'un traitement chronique à la morphine entraînait la dégradation par le protéasome de sous-unités de protéines G; la dégradation de G étant étroitement corrélée à la sensibilisation de l'adénylyl cyclase, un phénomène impliqué dans la dépendance à la morphine. Nos travaux suggèrent ainsi que le protéasome est impliqué dans les effets à long terme de la morphine.
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