Cette étude s’inscrit dans un programme de recherche sur les impacts endocriniens d’un composé chimique issu de l’industrie plasturgique et contaminant alimentaire, le bisphénol A (BPA). Le BPA est un perturbateur endocrinien en raison de sa capacité à mimer les effets des œstrogènes. Il serait responsable de perturbations de la fonction de reproduction et notamment d’une apparition précoce de la puberté chez l’Homme. Le travail a consisté à développer et valider un modèle physiologique prédictif de l’activité oestrogénique du BPA avec un biomarqueur précoce et sensible : la sécrétion de LH de la brebis prépubère ovariectomisée. Le protocole expérimental avait pour objectif de caractériser la puissance des effets inhibiteurs de la sécrétion de LH du BPA dans ce modèle comparativement à celle de l’oestradiol dans un contexte d’exposition aiguë. Les résultats ont montré que les concentrations plasmatiques en BPA nécessaires pour reproduire les effets de l’œstradiol étaient 20000 fois supérieures à celles de l’œstradiol. Cependant, la plus faible concentration plasmatique en BPA induisant une inhibition de la sécrétion de LH s’est avérée proche des concentrations maximales décrites chez l’Homme.

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