La maladie de Mortellaro est une maladie de plus en plus répandue dans les élevages bovins français. Le but de cette thèse est de connaître les pratiques de gestion réalisées par les éleveurs pour lutter contre la maladie de Mortellaro et la satisfaction des éleveurs par rapport à leurs pratiques. Pour cela, l'auteur a réalisé une enquête dans 65 élevages de différentes régions de France, dont les troupeaux étaient touchés par cette maladie depuis au moins deux ans. La satisfaction des éleveurs vis-à-vis de leurs pratiques de gestion a été estimée par leur perception de l'efficacité des traitements, par l'abandon/conservation des traitements et par la prévalence de la maladie dans le troupeau. Une multitude de traitements a été répertoriée : 9 procédés différents de traitement (individuel/collectif, voie systémique/voie locale, systèmes de désinfection collective : pédiluve/tapis/mousse) associés à 57 produits différents ont mené à un total de 95 traitements différents réalisés par les 65 éleveurs. Le traitement jugé le plus satisfaisant par les éleveurs est le traitement individuel par application locale d'oxytétracycline avec une durée de 4 jours. Par ailleurs, les traitements collectifs avec utilisation de pédiluve, tapis ou mousse ont été abandonnés dans 65 % des cas pour des raisons d'efficacité insuffisante, de contraintes de mise en oeuvre et de coût. L'efficacité des traitements collectifs est difficilement perçue par les éleveurs. Cependant, ils pensent que ces traitements peuvent être une aide pour gérer la maladie de Mortellaro. En effet les éleveurs qui rapportent une prévalence élevée de la maladie dans leur troupeau sont ceux qui réalisent des traitements collectifs en plus des traitements individuels. Néanmoins, l'efficacité préventive des traitements collectifs dans les troupeaux reste à déterminer.