La mortalité néonatale en élevage canin est très peu étudiée et représente une perte économique non négligeable. A l’aide de données récupérées dans un élevage français de 2001 à 2006, représentant 390 portées de 2 288 chiots nous avons mis en évidence un taux de mortalité totale de 22,8% (de la naissance au sevrage), dont 43,7% de mort-nés et 69,8% de mortalité jusqu’à 7 jours de vie, ce qui s’inscrit dans les valeurs de la littérature. Les facteurs de risque de mortalité mis en évidence dans cette étude sont le groupe de race, le poids à la naissance, la croissance, la taille de la portée, l’âge de la mère et la saison ; facteurs que l’on retrouve chez d’autres espèces tels que le lapin, le porc ou la vache. La majeure partie de la mortalité chez les chiots est le résultat d’une hypoxie chronique fœtale, phénomène que l’on peut assimiler au retard de croissance intra-utérin bien connu chez l’homme. Le GMQ augmente avec le format de la race (petit < moyen < grand et géant) mais la croissance relative au poids de naissance ne présente pas de différence significative entre les races. Enfin, les chiots de petites races ont une croissance cumulative plus importante durant les 5 premières semaines de vie comparé aux autres groupes. Ce travail souligne entre autres l’importance du suivi du poids et plus généralement de la croissance chez le chiot et la nécessité d’établir des valeurs critiques propres à chaque race afin de repérer les animaux à risque.

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