Le monoxyde d’azote est une molécule synthétisée lors de l’activation de l’oxyde nitrique synthase par une augmentation de la concentration en calcium intracellulaire. Son rôle a été démontré dans de nombreux processus physiologiques cérébraux comme la modulation de la communication synaptique, de la morphologie de ses cellules cibles, et du métabolisme mitochondrial. Il est également impliqué dans de nombreux processus pathologiques dont celui d’excitotoxicité via la production de dérivés oxydatifs. Nous avons développé des biocapteurs susceptibles de détecter le NO au cours d’un état de mal épileptique, modèle de pathologie mettant en jeu l’excitotoxicité. Ils sont composés d’une fibre de carbone de 7?M de diamètre, revêtue de porphyrine nickel puis de silane. Nous avons montré que ces capteurs avaient un seuil de détection de 20nM et une gamme linéaire s’étendant jusqu’à 2?m. Leur sélectivité contre la sérotonine, l’acrobate et les nitrites est significativement supérieure à celle des biocapteurs de référence revêtus de porphyrine nickel et Nafion®. La stabilité de la sensibilité et de la spécificité des biocapteurs après 5h d’implantation in vivo a également été démontrée. L’étude des variations de la concentration en NO au sein du complexe amygdale/cortex piriforme reste encore à l’état d’ébauche en raison du faible nombre de cas étudiés.