Le sepsis est une affection dont le taux de mortalité reste mondialement élevé, y compris dans les pays développés. Il se définit de nos jours comme une dysfonction d’organes, mettant en jeu la vie du patient, et causée par une réponse non contrôlée en réponse à une infection. Sa physiopathologie est complexe et les recherches visant à la déterminer de façon précise sont toujours en cours, de même que celle de ses séquelles neuromusculaires chez le patient survivant. Après 30 années de recherches infructueuses sur un traitement efficace transposable à l’homme, les modèles animaux jusqu’alors utilisés sont remis en cause. Dans cette démarche, une synergie entre médecine humaine et médecine vétérinaire trouve tout son intérêt. Le cheval développe régulièrement, de façon spontanée, un sepsis d’origine abdominale des suites d’un syndrome abdominal aigu. La question de l’utilisation de cette pathologie pour une meilleure compréhension du sepsis humain mérite d’être adressée. Dans notre étude prospective monocentrique, nous avons utilisé des muscles de chevaux septiques admis au Centre International de la Santé du Cheval d’Oniris, afin d’explorer le métabolisme musculaire en conditions septiques. Nous avons cherché à évaluer les quantités d’un métabolite clef dans les fibres musculaires, le NAD+/NADH, en observant sa résonance en double harmonique à l’aide d’un microscope multiphotonique. La caractérisation des altérations métaboliques ayant lieu précocement au cours du sepsis pourrait, à terme, éclairer sur les mécanismes de mise en place des séquelles neuromusculaires invalidantes du sepsis telle que la myopathie acquise de soins intensifs-réanimation, et permettre de favoriser le retour aux performances antérieures de l’athlète équin.

Emprunt/Réservation

Y Réserver