La mammite a longtemps été associée exclusivement à la population des vaches en lactation. Pourtant cette affection intéresse les génisses dès le premier vêlage. Pour déterminer l'importance des infections intramammaires chez les génisses nous avons compilé les résultats de 12 études de prévalence menées sur les 30 dernières années. Cette prévalence varie de 12,3 à 45,5% post partum. Pour expliquer cette variation nous avons étudié les différents protocoles d'étude et nous sommes arrivés à la conclusion qu'il s'agit d'une affection multifactorielle dont la physiopathologie n'a pas été clairement identifiée. Les principaux germes incriminés sont les Staphylocoques à coagulase négative. Des facteurs de risque, à la fois individuels et collectifs, ont pu être mis en évidence à ce jour. Concernant la prévention, des mesures sanitaires peuvent être préconisées ; sur le plan médical, l'antibioprévention et la vaccination doivent encore faire l'objet d'études.