L'étude des dysendocrinies associées aux maladies neurodégénératives, pourrait contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques de ces affections. Dans la tremblante, pathologie neurodégénérative liée au prion, une augmentation de GH est observée. L'objectif de cette étude est d'explorer deux mécanismes possibles sousjacents à l'augmentation de GH : un déficit d'action de l'IGF-I et/ou une augmentation de réponse à la GHRH. Nos résultats suggèrent qu'aucun de ces deux mécanismes n'est impliqué. Au contraire, on observe un effet potentialisé de l'IGF-I chez les animaux tremblants en période clinique, suggérant le développement de mécanismes compensateurs du processus pathologique. Ainsi, l'origine de l'augmentation de GH chez les animaux tremblants, reste encore à déterminer.