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En ophtalmologie, l'énucléation est une procédure chirurgicale qui consiste à extraire le globe oculaire et ses annexes. Cette chirurgie intervient dans la prise en charge terminale d'un œil non fonctionnel et douloureux. L'exentération est une autre technique chirurgicale qui consiste en une exérèse plus large comprenant l'ensemble du contenu de l'orbite. Elle est particulièrement indiquée dans le cas de certaines tumeurs oculaires ou lors d'infections oculaires graves. L'objectif de notre étude était d'abord de réaliser une étude de la prévalence des différentes affections oculaires nécessitant une énucléation ou une exentération chez le chien et chez le chat. Nous avons pour cela étudié les chiens et les chats pris en charge pour énucléation par le service d'ophtalmologie du Chuv-Ac entre le 1er septembre 2017 et le 31 décembre 2022, ce qui représentait un effectif de 112 chiens et 88 chats. Nous avons mis en évidence que les principales causes d'énucléation chez ces deux espèces étaient le glaucome, la perforation du globe oculaire et les tumeurs oculaires. Nous avons constaté également que les chiens de morphotype brachycéphale avaient plus de risque d'être énucléés pour perforation du globe oculaire. Dans un second temps, l'objectif de notre étude était de décrire l'ensemble des complications postopératoires ainsi que leur délai d'apparition. Dans notre étude, le taux de complications était de 18% dont 12,5% de complications à court terme, incluant saignements, écoulements séreux, surinfections, démangeaisons, défauts de cicatrisations et séromes, 2% de complications à moyen terme, incluant abcès orbitaires et proliférations tumorales, et 3,5% de complications à long terme, incluant kystes orbitaires et fistules. Enfin, nous avons observé 3% de complications majeures qui ont nécessité une reprise chirurgicale. La plupart de ces complications majeures étaient des kystes orbitaires. Cependant, l'analyse histologique des tissus retirés ne nous a pas permis de conclure quant à l'origine et au développement de ces kystes orbitaires.[-]
En ophtalmologie, l'énucléation est une procédure chirurgicale qui consiste à extraire le globe oculaire et ses annexes. Cette chirurgie intervient dans la prise en charge terminale d'un œil non fonctionnel et douloureux. L'exentération est une autre technique chirurgicale qui consiste en une exérèse plus large comprenant l'ensemble du contenu de l'orbite. Elle est particulièrement indiquée dans le cas de certaines tumeurs oculaires ou lors ...

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L'hypercalcémie chez le chien possède de nombreuses causes dont les principales sont l'hypercalcémie paranéoplasique, l'hyperparathyroïdie primaire, la maladie rénale chronique et l'hypocorticisme. Selon l'origine de l'hypercalcémie, les mécanismes aboutissant à une élévation de la concentration sanguine en calcium diffèrent et mettent en jeu les hormones de l'homéostasie phosphocalcique (notamment la parathormone, le calcitriol et la calcitonine). La première partie de cette thèse est une synthèse bibliographique des connaissances actuelles concernant l'hypercalcémie du chien, ses principales causes, associées à leur épidémiologie, signes cliniques, pathogénie de l'hypercalcémie et leur diagnostic. Ensuite, la seconde partie est une étude rétrospective sur 170 chiens diagnostiqués hypercalcémiques entre janvier 2010 et décembre 2022 au Centre hospitalier universitaire d'Alfort. Cette étude a pour objectif de présenter les différentes causes d'hypercalcémie et de décrire la population de chiens hypercalcémiques d'un point de vue épidémiologique, clinique et paraclinique. La principale cause d'hypercalcémie est l'hypercalcémie paranéoplasique, puis la maladie rénale chronique puis l'hyperparathyroïdie primaire. Les chiens sont majoritairement de grande taille (poids supérieur à 20kg), d'un âge médian de 6,4 ans et il y a autant de mâles que de femelle. Les principaux signes cliniques présentés sont un abattement, une anorexie/dysorexie ainsi qu'une polyuro-polydipsie. Puis, les chiens appartenant à la catégorie « hypercalcémie paranéoplasique » et ceux appartenant à la catégorie « hyperparathyroïdie primaire » ont été comparés sur des critères épidémiologiques, cliniques et paracliniques afin de rechercher s'il existe des critères permettant de distinguer précocement l'une ou l'autre de ces deux causes d'hypercalcémie chez le chien. Certains critères ont montré des différences significatives entre les deux catégories. En effet, les chiens atteints d'hypercalcémie paranéoplasique sont majoritairement de grande taille (poids supérieur à 20kg) et d'âge moyen tandis que ceux atteints d'hyperparathyroïdie primaire sont de plus petite taille et plus âgé. De plus, les chiens atteints d'hypercalcémie paranéoplasique ont plus souvent une atteinte de l'état général associée (abattement, anorexie/dysorexie). Parmi les anomalies hémato-biochimiques, les chiens atteints d'hypercalcémie paranéoplasique ont majoritairement une phosphorémie et une créatinémie au-dessus des valeurs usuelles ainsi qu'une diminution de la numération plaquettaire. Concernant l'analyse urinaire, la présence d'une cristallurie semble être en faveur d'une hyperparathyroïdie primaire.[-]
L'hypercalcémie chez le chien possède de nombreuses causes dont les principales sont l'hypercalcémie paranéoplasique, l'hyperparathyroïdie primaire, la maladie rénale chronique et l'hypocorticisme. Selon l'origine de l'hypercalcémie, les mécanismes aboutissant à une élévation de la concentration sanguine en calcium diffèrent et mettent en jeu les hormones de l'homéostasie phosphocalcique (notamment la parathormone, le calcitriol et la c...

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Le décollement de la rétine est un processus pathologique décrit comme la séparation de la neurorétine du tissu qui lui est directement sous-jacent : l'épithélium pigmentaire rétinien. Il peut être focal, multifocal ou concerner l'ensemble de la rétine. La rupture de cette jonction étroite induit un déficit fonctionnel dans les zones atteintes et une cécité en cas de décollement complet de la rétine. Plusieurs mécanismes peuvent être à l'origine d'un décollement de la rétine chez le chien : une origine rhegmatogène décrit une rupture de la rétine qui s'accompagne d'une infiltration d'humeur vitrée dégénérée entre les deux tissus ; une origine séreuse décrit l'accumulation de liquide entre l'épithélium pigmentaire rétinien et la neurorétine ; une origine tractionnelle décrit la présence de brides de traction qui tirent la neurorétine depuis l'humeur vitrée. La prévalence de cette affection est peu décrite en médecine vétérinaire. L'objectif de cette étude était d'abord de réaliser une étude épidémiologique du décollement de la rétine chez le chien, en incluant tous les cas examinés au service d'ophtalmologie de l'hôpital des animaux de compagnie du ChuvA entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2021, soit un effectif de 113 chiens (141 yeux). Ainsi, sur 5052 chiens présentés au service d'ophtalmologie du ChuvA sur cette période, il a été montré que la prévalence de cette affection était de 2.2% au sein de notre population d'étude. Une surreprésentation statistique des chiens de race Jack Russel Terrier est mise en évidence. Dans un second temps, il est question de relever le mécanisme à l'origine du décollement de rétine lorsqu'il est connu pour chaque animal ainsi que différentes expositions d'intérêt. Les mécanismes lésionnels les plus fréquents dans cette étude sont une origine rhegmatogène (P = 31.9%) et exsudative (P = 27.7%). On révèle une augmentation significative de l'hypertension artérielle systémique parmi les chiens atteints d'un décollement de rétine exsudatif ainsi qu'une diminution significative des cas de cataracte et de dégénérescence du vitré. Les chiens atteints d'hypertension artérielle systémique sont statistiquement moins représentés parmi les animaux atteints d'un décollement de rétine rhegmatogène.[-]
Le décollement de la rétine est un processus pathologique décrit comme la séparation de la neurorétine du tissu qui lui est directement sous-jacent : l'épithélium pigmentaire rétinien. Il peut être focal, multifocal ou concerner l'ensemble de la rétine. La rupture de cette jonction étroite induit un déficit fonctionnel dans les zones atteintes et une cécité en cas de décollement complet de la rétine. Plusieurs mécanismes peuvent être à l'origine ...

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Les atteintes digestives constituent l'un des motifs de consultation le plus fréquemment rencontré chez le lapin. En cela, l'iléus, entrant dans le syndrome de stase gastro-intestinale, est une affection souvent diagnostiquée et pouvant impacter le pronostic vital de l'animal en particulier si le cæcum est dilaté par du gaz. Des observations cliniques laissent supposer qu'un traitement à base de métronidazole associé ou non à de la lidocaïne, en plus d'un traitement consensuel comportant une analgésie et une fluidothérapie, améliorerait la survie des lapins lors d'iléus compliqué d'une dilatation aérique du cæcum. Cette hypothèse a mis en exergue l'intérêt de réaliser une étude plus poussée pour voir si ce traitement était véritablement efficace. La première partie de cette thèse avait pour objectif de faire une synthèse bibliographique autour de l'anatomie et de la radiographie du cæcum, autour du syndrome de stase gastro-intestinale et de ses complications cæcales ainsi qu'autour de son diagnostic et traitement. La seconde partie de ce travail était une étude rétrospective de type cohorte sur les lapins venus en consultation au CHUVA-Ac entre 2009 et 2022 et présentant une dilatation cæcale aérique mise en évidence par un examen radiographique. Les résultats de ce travail ont été présentés par des courbes de survie comparées par la méthode du log-rank. Trois études ont pu être menées en parallèle, une sur la mortalité des 137 lapins inclus, une sur la reprise de transit des 89 lapins arrivés en arrêt de transit total et une sur la reprise d'appétit des 97 lapins venus pour anorexie. Les résultats de l'étude n'ont pas mis en évidence de différence statistique significative entre les quatre groupes étudiés : un groupe recevant du métronidazole, un autre du métronidazole et de la lidocaïne, un groupe uniquement de la lidocaïne et un groupe contrôle ne recevant qu'une analgésie et une fluidothérapie, traitement aussi reçu par les trois autres groupes. De nombreux biais de confusion ainsi que le nombre réduit de cas inclus invitent à relativiser les résultats obtenus qui nécessiteraient de nouvelles études pour pouvoir statuer définitivement sur l'intérêt des traitements étudiés. Cependant, cette étude met en avant le pronostic réservé de l'iléus cæcal puisque le taux de mortalité global était de 41 %. Cela confirme la place de l'iléus cæcal comme facteur pronostic négatif à l'admission d'un lapin en stase gastro-intestinale.[-]
Les atteintes digestives constituent l'un des motifs de consultation le plus fréquemment rencontré chez le lapin. En cela, l'iléus, entrant dans le syndrome de stase gastro-intestinale, est une affection souvent diagnostiquée et pouvant impacter le pronostic vital de l'animal en particulier si le cæcum est dilaté par du gaz. Des observations cliniques laissent supposer qu'un traitement à base de métronidazole associé ou non à de la lidocaïne, en ...

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Les otites chez le chat sont moins fréquentes que dans l'espèce canine et leurs physiopathologies présentent des différences. Cette étude rétrospective porte donc sur les otites de chats vus en consultation au service de dermatologie de l'École nationale vétérinaire d'Alfort entre 2020 et 2022 et s'intéresse aux critères épidémiologiques, cliniques et diagnostiques des otites dans l'espèce féline. La première partie est une revue bibliographique sur les données actuelles de la littérature, la seconde est la présentation des résultats de l'étude rétrospective portant sur 103 chats et enfin la troisième et dernière partie est une discussion et l'étude spéciale de trois entités (polypes inflammatoires, masses et otites suppurées). L'étude confirme une majorité des données bibliographiques et apporte cependant d'autres informations jusqu'alors non évoquées dans la littérature. Pour l'interprétation des résultats, il sera nécessaire de se souvenir que la population de chat étudiée est une patientèle souvent référée.[-]
Les otites chez le chat sont moins fréquentes que dans l'espèce canine et leurs physiopathologies présentent des différences. Cette étude rétrospective porte donc sur les otites de chats vus en consultation au service de dermatologie de l'École nationale vétérinaire d'Alfort entre 2020 et 2022 et s'intéresse aux critères épidémiologiques, cliniques et diagnostiques des otites dans l'espèce féline. La première partie est une revue bibliographique ...

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Cette thèse s'inscrit dans le cadre d'une démarche qualité menée par le Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort pour les Animaux de compagnie (ChuvA-Ac), dans le but d'améliorer la satisfaction de sa clientèle. Une revue de la littérature concernant les différentes méthodes d'analyses de données issues d'enquêtes de satisfaction a été entreprise. Une nouvelle méthode d'analyses de données issues d'enquêtes de satisfaction, la méthode « SATI-3D » reposant sur la notion de fraction de risque attribuable en épidémiologie, a été présentée. Une enquête de satisfaction auprès de clients du ChuvA-Ac a été réalisée, en se basant sur le parcours client au sein de l'établissement. Pour chaque étape du parcours client, les répondants devaient renseigner leur niveau de satisfaction concernant une liste d'éléments préalablement définis. Au total, 317 clients du ChuvA-Ac ont répondu à l'enquête. Les résultats ont été analysés à l'aide de la méthode Sati-3D, permettant de mettre en évidence les éléments ayant une contribution pratique significative à la satisfaction globale. En croisant l'importance de la contribution pratique avec le niveau de satisfaction des éléments, nous avons élaboré une liste des éléments à améliorer en priorité pour optimiser l'amélioration de la satisfaction clientèle.[-]
Cette thèse s'inscrit dans le cadre d'une démarche qualité menée par le Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort pour les Animaux de compagnie (ChuvA-Ac), dans le but d'améliorer la satisfaction de sa clientèle. Une revue de la littérature concernant les différentes méthodes d'analyses de données issues d'enquêtes de satisfaction a été entreprise. Une nouvelle méthode d'analyses de données issues d'enquêtes de satisfaction, la ...

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La leishmaniose canine est une maladie parasitaire vectorielle d'importance croissante pour les vétérinaires en France. C'est une affection extrêmement protéiforme dont la complication la plus grave est une insuffisance rénale potentiellement mortelle. Différents auteurs se sont déjà intéressés à la description de séries de cas de leishmaniose mais l'immense majorité de ces publications portait sur des cas vivant en région endémique et qui étaient donc soumis à une pression de réinfection constante. Notre étude s'intéresse à la description la plus précise possible d'une série de cas de leishmaniose diagnostiqués au CHUV-AC de l'EnvA, en région non endémique. Après une synthèse bibliographique sur les données actuelles des connaissances sur la leishmaniose (aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques), nous avons effectué une étude rétrospective descriptive sur 51 chiens dont le diagnostic de leishmaniose a eu lieu au Chuv-AC de l'EnvA. À la suite de cela, nous avons réalisé une étude de survie sur 42 chiens pour lesquels les données médicales le permettaient et nous avons analysé l'effet sur la survie de facteurs pronostiques potentiels. Cette partie de l'étude avait pour but d'évaluer la médiane de survie, ainsi que les potentielles rechutes dans les 6 mois suivant la mise en place du traitement. Concernant la partie descriptive, notre étude était dans l'ensemble conforme aux données de la littérature. Les principales anomalies cliniques rencontrées étaient des manifestations systémiques (82,4 %), une atteinte dermatologique (76,5 %) et une atteinte ophtalmologique (39,2 %). Les principales anomalies hémato-biochimiques rencontrées étaient une hypoalbuminémie (91,9 %), une protéinurie (76,5 %) et une anémie (75,7 %). Notre analyse de survie n'a pas été concluante en raison du faible effectif de l'échantillon, mais certaines tendances, identifiées dans la littérature ont été mises en évidence.[-]
La leishmaniose canine est une maladie parasitaire vectorielle d'importance croissante pour les vétérinaires en France. C'est une affection extrêmement protéiforme dont la complication la plus grave est une insuffisance rénale potentiellement mortelle. Différents auteurs se sont déjà intéressés à la description de séries de cas de leishmaniose mais l'immense majorité de ces publications portait sur des cas vivant en région endémique et qui ...

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Le développement de la tomodensitométrie en médecine vétérinaire permet d'explorer en détail de nombreuses affections chez les animaux de compagnie. Chez le lapin domestique (Oryctolagus cuniculus), les affections respiratoires représentent une dominante pathologique majeure. Les rhinites qui se définissent comme l'ensemble des symptômes consécutifs à une inflammation de la muqueuse nasale en font partie. Les objectifs de cette étude sont de décrire les caractéristiques tomodensitométriques des rhinites chez le lapin domestique et d'évaluer s'il existe une association statistique entre rhinites et d'autres affections comme les maladies dentaires, l'otite moyenne ou l'otite externe. Le recrutement des cas a été réalisé sur des animaux ayant passé un examen tomodensitométrique entre janvier 2021 et mars 2022 au Centre hospitalier universitaire des animaux de compagnie d'Alfort à l'EnvA. Les examens concluant à une rhinite en première lecture ont été relues conjointement par un assistant hospitalier en imagerie et un diplômé du collège européen d'imagerie médicale vétérinaire. Une description objective détaillée des caractéristiques tomodensitométriques des rhinites chez le lapin domestique a été réalisée. Par ailleurs, l'analyse statistique des données de notre étude ne permet pas de mettre en évidence une association significative entre la rhinite chez le lapin et les maladies dentaires, l'otite moyenne ou l'otite externe. Cette étude a permis de confirmer l'intérêt de la tomodensitométrie dans le diagnostic des rhinites chez le lapin. Bien que notre étude comporte certaines limites, elle ouvre de nombreuses perspectives d'études pour une amélioration de la prise en charge globale des rhinites chez le lapin domestique.[-]
Le développement de la tomodensitométrie en médecine vétérinaire permet d'explorer en détail de nombreuses affections chez les animaux de compagnie. Chez le lapin domestique (Oryctolagus cuniculus), les affections respiratoires représentent une dominante pathologique majeure. Les rhinites qui se définissent comme l'ensemble des symptômes consécutifs à une inflammation de la muqueuse nasale en font partie. Les objectifs de cette étude sont de ...

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L'urolithiase oxalo-calcique est fréquemment observée chez les chiens de petite taille, notamment chez les Yorkshire terriers. Parmi les recherches menées sur les calculs d'oxalate de calcium (OxCa), aucune ne s'est intéressée spécifiquement à la race Yorkshire terrier. Après une synthèse des connaissances actuelles à propos de l'urolithiase oxalo-calcique chez le chien, une étude rétrospective a été menée sur la population de chiens de race Yorkshire terrier présentée au Chuv-Ac de l'EnvA entre 2003 et 2021 chez qui des calculs d'OxCa ont été diagnostiqués. L'objectif de cette étude était d'établir un profil épidémiologique et clinique des chiens atteints de maladie lithiasique oxalo-calcique au sein de cette race et d'évaluer les prises en charge actuellement réalisées pour la traiter. Les résultats montraient une prédominance des mâles non stérilisés, d'environ 9 ans et en discret embonpoint au diagnostic. La grande majorité des chiens présentaient une calcémie ionisée dans les valeurs de référence bien que les chiens présentant des calculs aient une calcémie ionisée supérieure au groupe témoin. Si la plupart des calculs étaient vésicaux, près d'un quart des calculs se trouvaient dans le haut appareil urinaire et l'urètre pénien était le site préférentiel des urétrolithes. À l'admission, près de la moitié des chiens présentaient des signes de cystite et environ 20 % présentaient des signes de minéralisation rénale, suggérant la possible existence de plaques de Randall, non décrite chez les chiens à ce jour. Les calculs de weddellite étaient plus fréquents que ceux de whewellite dans l'étude. Un taux de récidive faible était observé mais il est à nuancer car l'étude était rétrospective et peu d'animaux ont pu avoir un suivi satisfaisant. Cette étude présente des limites de par sa nature rétrospective et de par son manque de puissance statistique à certains égards. Une étude prospective pourrait permettre de remédier à ces limitations et d'explorer davantage les hypothèses d'une hypercalciurie idiopathique, dont les mécanismes seraient à caractériser, et d'une composante génétique, notamment en examinant les pedigrées des animaux atteints d'urolithiase oxalo-calcique.[-]
L'urolithiase oxalo-calcique est fréquemment observée chez les chiens de petite taille, notamment chez les Yorkshire terriers. Parmi les recherches menées sur les calculs d'oxalate de calcium (OxCa), aucune ne s'est intéressée spécifiquement à la race Yorkshire terrier. Après une synthèse des connaissances actuelles à propos de l'urolithiase oxalo-calcique chez le chien, une étude rétrospective a été menée sur la population de chiens de race ...

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L'hypothyroïdie chez le chien est une maladie métabolique définie par une insuffisance de production des hormones thyroïdiennes, causant des signes cliniques divers. Une fois le diagnostic établi, le traitement repose sur la supplémentation en hormones thyroïdiennes, la molécule majoritairement utilisée étant la lévothyroxine. Différentes formes galéniques sont disponibles en médecine vétérinaire : une formulation solide avec le médicament Forthyron®, et une formulation liquide avec le médicament Leventa®, mais peu d'études ont entrepris de comparer ces médicaments. Une étude rétrospective à visée descriptive portant sur 106 chiens diagnostiqués hypothyroïdiens au Chuva entre 2007 et 2022 est menée dans cette thèse, ainsi qu'une étude portant sur 60 cas parmi ces chiens ayant pour objectif de comparer l'efficacité des médicaments Forthyron® et Leventa®. Cette dernière étude repose sur la comparaison de la distribution des courbes de survie dont l'évènement suivi est le retour à l'euthyroïdie. De plus, les doses de lévothyroxine utilisées pour atteindre l'euthyroïdie sont comparées entre les deux groupes, ainsi que l'évolution clinique pendant les 3 premiers mois après l'initiation du traitement. L'étude descriptive révèle une population de chiens présentant des signes cliniques classiquement décrits, avec une atteinte dermatologique majoritaire, ainsi que des signes généraux comme la léthargie et le surpoids, ainsi que des signes plus rares, tels que les signes neuro-musculaires, cardiovasculaires, reproducteurs, oculaires ou gastro-intestinaux. Des anomalies hémato-biochimiques sont également présentes, comme une anémie, une hypercholestérolémie et une hypertriglycéridémie. L'étude comparative du Forthyron® et Leventa® ne révèle aucune différence significative entre les deux traitements, que ce soit concernant le temps de retour à l'euthyroïdie, les doses nécessaires pour atteindre l'euthyroïdie ou l'évolution des signes cliniques au cours des premiers mois de traitement.[-]
L'hypothyroïdie chez le chien est une maladie métabolique définie par une insuffisance de production des hormones thyroïdiennes, causant des signes cliniques divers. Une fois le diagnostic établi, le traitement repose sur la supplémentation en hormones thyroïdiennes, la molécule majoritairement utilisée étant la lévothyroxine. Différentes formes galéniques sont disponibles en médecine vétérinaire : une formulation solide avec le médicament ...

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L'hypoadrénocorticisme est une affection endocrinienne conduisant à une insuffisance de production de corticoïdes dans l'organisme. Celle-ci peut présenter des formes avec une hyperkaliémie et/ou une hyponatrémie (DNK) dans le cas d'un déficit en minéralocorticoïdes et en glucocorticoïdes, ou bien des formes eukaliémiques et eunatrémiques (ENK) dans le cas d'un déficit en glucocorticoïdes isolé ou bien d'un déficit en minéralocorticoïdes précoce ou compensé. Ce travail a pour objectif d'étudier la présentation des formes ENK et DNK d'hypoadrénocorticisme, leur traitement au long cours en s'intéressant notamment aux modalités de la supplémentation en minéralocorticoïdes par de la DOCP (Zycortal®), ainsi que leur suivi à moyen et long terme. Dans ce but, un état des lieux des données de la littérature puis une étude rétrospective sur 16 cas d'hypoadrénocorticisme diagnostiqués au centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort (ChuvA) depuis 2015 ont été effectués. La prévalence des formes ENK au sein de l'échantillon de l'étude (25 %) correspond à celle retrouvée dans la littérature (30 %) mais la prévalence des formes centrales (19 %) est bien supérieure (5 %). Une systématisation du dosage de l'ACTH endogène dans le cas de forme ENK devrait être envisagée. De plus, les chiens ayant des formes DNK ont tous été présentés en urgence alors que ce n'était le cas que pour un chien sur les quatre ayant une forme ENK. Les doses de maintenance de DOCP (Zycortal®) administrées dans le cadre du traitement des formes DNK étaient inférieures à celle recommandées initialement par le résumé des caractéristiques du produit, et les chiens présentaient encore en majorité des signes de surdosage à la fin de leur suivi. Diminuer la dose et la fréquence d'administration de la DOCP (Zycortal®) permettrait de réduire le coût du traitement et d'obtenir une meilleure observance du traitement, d'autant plus que les observations de cette étude témoignent d'un excellent pronostic de cette maladie si elle est correctement traitée, en accord avec la littérature. Cependant, cette étude étant limitée par son faible nombre de chiens ainsi que par son caractère rétrospectif, il serait intéressant de confirmer ou d'infirmer les hypothèses formulées par la réalisation d'autres études.[-]
L'hypoadrénocorticisme est une affection endocrinienne conduisant à une insuffisance de production de corticoïdes dans l'organisme. Celle-ci peut présenter des formes avec une hyperkaliémie et/ou une hyponatrémie (DNK) dans le cas d'un déficit en minéralocorticoïdes et en glucocorticoïdes, ou bien des formes eukaliémiques et eunatrémiques (ENK) dans le cas d'un déficit en glucocorticoïdes isolé ou bien d'un déficit en minéralocorticoïdes précoce ...

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Le diabète sucré canin est une maladie endocrinienne au diagnostic simple dont l'équilibrage peut s'avérer complexe. Lors d'une réponse insatisfaisante à l'insulinothérapie, différentes causes interviennent. Un défaut d'observance ou de conservation et d'administration de l'insuline par le propriétaire, une insuline inadaptée (par sa dose ou sa cinétique) ou encore une maladie concomitante sont autant de causes à rechercher par le clinicien. Notre étude rétrospective a permis de décrire 56 cas de chiens diabétiques non stabilisés présentés en seconde intention dans une structure hospitalière vétérinaire entre 2011 et 2021. Les chiens présentés étaient majoritairement des chiens femelles stérilisées de 9 ans d'âge médian. Les signes cliniques à la présentation étaient majoritairement des signes d'hyperglycémie chronique persistante (polyuro-polydipsie, amaigrissement, cataracte) et les chiens étaient majoritairement présentés au service de médecine interne (87%). Par ailleurs, une fréquence élevée (36%) d'antécédents de nature dermatologiques était observée. Ces affections étant souvent associées à l'utilisation d'anti-inflammatoires stéroïdiens pouvant être à l'origine d'une insulino-résistance, ces observations marquent une tendance qu'il serait intéressant d'étudier dans un second temps. Le traitement le plus utilisé au moment de la présentation était le Caninsulin® (78%) à une dose médiane de 0,58UI/kg/injection. La prise en charge par les cliniciens du ChuvA incluait le plus souvent une mesure de glycémie (86%), une analyse urinaire (93%) et une mesure des fructosamines (62%). Une courbe de glycémie était également proposée chez la majorité des chiens (68%). Les examens complémentaires réalisés de manière non standardisée chez les patients ont permis le diagnostic d'une pancréatite (25%), d'une tumeur (20%), d'un hyperadrénocorticisme (11%), d'une infection du tractus urinaire (12%) et d'une maladie rénale chronique (12%). Ces résultats ne tenaient compte que des examens réalisés lors la première consultation et sous-estimaient très probablement la fréquence réelle de ces affections. D'autre part, les courbes de glycémies révélaient le plus souvent un sous-dosage (21%) entrainant l'augmentation de la dose d'insuline chez ces patients. Enfin, le suivi de 16 chiens sur une durée de 4 semaines ne montrait pas d'amélioration voire une dégradation chez près de la moitié des cas.[-]
Le diabète sucré canin est une maladie endocrinienne au diagnostic simple dont l'équilibrage peut s'avérer complexe. Lors d'une réponse insatisfaisante à l'insulinothérapie, différentes causes interviennent. Un défaut d'observance ou de conservation et d'administration de l'insuline par le propriétaire, une insuline inadaptée (par sa dose ou sa cinétique) ou encore une maladie concomitante sont autant de causes à rechercher par le clinicien. ...

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Le diabète insipide (DI) désigne un syndrome résultant d'un déficit de sécrétion d'hormone anti-diurétique (ADH) ou d'un défaut d'action d'ADH sur ses récepteurs situés dans les néphrons. On parle respectivement de DI central (DIC) et néphrogénique (DIN). Il en résulte une incapacité à concentrer les urines, une production exagérée d'urines diluées et une prise de boisson exacerbée. Dans une première partie, ce travail propose une synthèse des données vétérinaires sur le DI ainsi qu'un bref comparatif avec les connaissances en médecine humaine. Peu d'études rétrospectives sont disponibles en médecine vétérinaire. Ainsi, une deuxième partie sera consacrée à une étude rétrospective descriptive sur dix chiens et huit chats présentés en consultation au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort (CHUVA) entre 2003 et 2022. L'inclusion des chiens et des chats dans cette étude reposait sur le diagnostic du DI par un test de restriction hydrique (TRH) ou par un test d'épreuve thérapeutique. L'objectif de cette partie était d'étayer les données vétérinaires sur le DI et d'étudier l'évolution des modalités diagnostiques du DI au CHUVA lors des vingt dernières années. Les résultats quant à l'épidémiologie et la présentation clinique et paraclinique concordent avec les connaissances établies en médecine vétérinaire. Également, cette partie met en évidence un abandon progressif du TRH au profit du test par épreuve thérapeutique. Les tests nécessaires au diagnostic du DI placent l'animal en situation de déshydratation. Par conséquent, il s'agit de tests à l'éthique discutable, potentiellement dangereux, chronophages et dont l'interprétation est parfois difficile. Ces limitations sont bien rapportées en médecine humaine. C'est pourquoi une alternative diagnostique est maintenant couramment utilisée : le dosage de la copeptine, un fragment du précurseur de l'ADH. Seule une étude vétérinaire la mentionne, mais ne l'utilise pas dans le cadre du diagnostic DI. La troisième partie de ce travail est une étude prospective visant à valider un des deux kits de dosage de la copeptine disponibles en médecine vétérinaire, avec la finalité d'étudier son intérêt dans le diagnostic du DI. Le test de linéarité réalisé n'était pas satisfaisant, de fait ce kit ne remplissait pas les conditions nécessaires à son utilisation. D'autres études similaires sont nécessaires afin de valider l'autre kit de dosage. Par ailleurs, cette partie compare la capacité du TRH et du test par infusion hypertonique à induire une sécrétion d'ADH sur chiens sains. L'infusion hypertonique semble plus intéressante à cet égard bien que cela nécessite confirmation sur des animaux présentant un DI.[-]
Le diabète insipide (DI) désigne un syndrome résultant d'un déficit de sécrétion d'hormone anti-diurétique (ADH) ou d'un défaut d'action d'ADH sur ses récepteurs situés dans les néphrons. On parle respectivement de DI central (DIC) et néphrogénique (DIN). Il en résulte une incapacité à concentrer les urines, une production exagérée d'urines diluées et une prise de boisson exacerbée. Dans une première partie, ce travail propose une synthèse des ...

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Cette étude clinique rétrospective et prospective menée sur 71 chiens atteints du syndrome obstructif respiratoire des races brachycéphales (SORB) s'est intéressée à l'influence du grade de collapsus laryngé sur le pronostic postopératoire. Un questionnaire à destination des propriétaires a permis l'établissement de scores cliniques pré- et postopératoires selon le grade de collapsus laryngé. Nous avons ainsi évalué l'atteinte clinique initiale et la réponse à la chirurgie. Dans un second temps, la survie après chirurgie et les causes de décès ont été étudiées afin de statuer sur l'influence du grade de collapsus laryngé. Ce travail a permis d'établir que les individus atteints de collapsus laryngé de grade III étaient cliniquement plus handicapés que ceux avec collapsus laryngé de grade II (p < 0,05 pour l'atteinte respiratoire, l'intolérance à l'effort, à l'excitation et à la chaleur). Ceci n'a en revanche pas été démontré pour les symptômes digestifs. Notre étude laisse entendre que le score clinique est constamment amélioré par le geste chirurgical, et de manière égale entre les grades II et grades III. Ce qui signifie que le score clinique d'un grade III après chirurgie resterait sensiblement moins bon que pour un grade II. L'intérêt de la prise en charge chirurgicale est donc absolument démontré car celle-ci permet une amélioration clinique importante en réduisant les formes graves du SORB et l'obtention d'une durée de vie non significativement différente des populations atteintes de collapsus laryngé de grade II (p > 0,05). Notre étude ne permet pas de conclure quant à l'influence du grade de collapsus laryngé sur les causes de décès (trop faible nombre de cas décédés).[-]
Cette étude clinique rétrospective et prospective menée sur 71 chiens atteints du syndrome obstructif respiratoire des races brachycéphales (SORB) s'est intéressée à l'influence du grade de collapsus laryngé sur le pronostic postopératoire. Un questionnaire à destination des propriétaires a permis l'établissement de scores cliniques pré- et postopératoires selon le grade de collapsus laryngé. Nous avons ainsi évalué l'atteinte clinique initiale ...

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Les masses spléniques rencontrées chez le chien sont diverses avec une prédominance des hémangiosarcomes mais aussi des hyperplasies nodulaires et des hématomes spléniques. Elles présentent selon leur nature des pronostics variés avec des temps de survie allant, en moyenne, de 110 jours pour des masses malignes à 436 jours pour des masses bénignes. Ces différences de pronostics ainsi que les complications pouvant être associées à la splénectomie et les moyens financiers parfois limités des propriétaires rendent souvent difficiles, pour le clinicien et le propriétaire, d'établir une marche à suivre face à la découverte d'une masse splénique. Cette difficulté décisionnelle est à l'origine de plus en plus d'études cherchant à mettre en évidence des facteurs discriminants de la malignité splénique et il nous a ainsi paru intéressant de compléter les connaissances sur ce sujet. Après un bilan des connaissances actuelles sur l'épidémiologie, la sémiologie et la démarche diagnostique face à une masse splénique, les complications associées à la splénectomie ainsi que le devenir des chiens atteints de masses spléniques, une étude descriptive et comparative a été effectuée dans ce travail à partir de 45 cas présentant une masse splénique et ayant subi une splénectomie au ChuvA. L'objectif de ce travail rétrospectif était donc de décrire les caractéristiques de notre échantillon telles que le signalement des individus, les résultats des examens hématologiques, biochimiques et d'imagerie ainsi que les taux de mortalité et les temps de survie puis de les comparer en fonction du caractère malin ou bénin de la masse et de dégager des expositions d'intérêt pouvant avoir un lien significatif avec la malignité des masses spléniques. Le temps de survie médian au sein de notre étude était de 565 jours et les taux de survie à 1 an, 2 ans et 3 ans sont respectivement de 54 %, 39 % et 33 %. Une différence significative entre les courbes de survie des chiens atteints de masses malignes et des chiens atteints de masses bénignes a été mise en évidence avec des temps de survie médians de 131 et 1397 jours respectivement. Six expositions d'intérêt sont ressorties comme significativement associées à la malignité de la masse splénique. Il s'agit de la race de l'animal, de la présence d'un abattement, d'un hémopéritoine, d'une anémie, d'une hypoprotéinémie ainsi que d'une spondylose vertébrale au moment de la présentation de l'animal. L'ensemble des individus de notre étude présentant à la fois un abattement, un hémopéritoine, une anémie et une hypoprotéinémie étaient atteints de masse maligne.[-]
Les masses spléniques rencontrées chez le chien sont diverses avec une prédominance des hémangiosarcomes mais aussi des hyperplasies nodulaires et des hématomes spléniques. Elles présentent selon leur nature des pronostics variés avec des temps de survie allant, en moyenne, de 110 jours pour des masses malignes à 436 jours pour des masses bénignes. Ces différences de pronostics ainsi que les complications pouvant être associées à la splénectomie ...

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L'entropion est un repli d'une paupière vers l'intérieur de l'orbite. Il peut affecter une ou plusieurs paupières. Il provoque un frottement des poils et des cils contre la cornée, favorisant la formation d'ulcères cornéens. Ces derniers correspondent à une perte de substance de l'épithélium cornéen, pouvant aller d'une perte superficielle à une perforation complète de la cornée. Les entropions sont fréquents chez le chien, avec des prédispositions connues chez de nombreuses races. Le seul traitement réellement efficace est la correction chirurgicale du ou des entropions observés chez le chien. Elle doit cependant être réalisée à l'âge adulte et comprend toujours un risque compte-tenu de l'anesthésie générale nécessaire. Un entropion est, dans tous les cas, un facteur de risque d'ulcère cornéen. Cependant, peu d'études s'intéressent aux facteurs spécifiques de l'entropion qui prédisposent ou non le chien à être atteint d'ulcères cornéens. Cette étude cherche à identifier ces facteurs, afin d'identifier chez quels chiens la chirurgie correctrice est la plus indiquée. Pour cela, des tests statistiques comparatifs (Chi2, Fischer, Student) ont été effectués entre deux effectifs de chiens avec un entropion, les uns ayant présenté un ulcère cornéen, les autres n'en ayant pas présenté. Tous ces chiens ont été reçus entre 2017 et 2020 par le service d'ophtalmologie du ChuvA où un examen ophtalmologique complet a été effectué par un clinicien. Les résultats de cette étude ont pu montrer une prédisposition raciale du Shar-Peï aux ulcères cornéens lors d'entropion. Ils représentaient 26% des chiens avec ulcère contre 4% sans (p=0,003). Il semble également que les chiens définis comme à « poil dur » par la Société Centrale Canine (SCC) étaient de manière générale prédisposés (40% versus 17% ; p=0,03). Enfin, la localisation temporale de l'entropion, qu'il soit supérieur ou inférieur, semblait également être un facteur de risque potentiel (74% contre 46% : p=0,021). La localisation temporale de l'entropion était cependant plus fréquente chez des chiens de moins de deux ans (p=0,003) ainsi que chez les mâles (p=0,006). Elle était moins fréquente chez les chiens âgés (p=0,006) ou brachycéphales (p<0,001), ces derniers présentant par ailleurs plus fréquemment des entropions nasaux (p=0,006). Aucune corrélation avec le morphotype brachycéphale, le sexe, la longueur du poil ou les malimplantations ciliaires n'a pu être démontrée. Cette étude invite donc à être particulièrement vigilant lorsqu'un Shar-Peï, ou un jeune chien à poil dur présente un ulcère cornéen et à systématiquement rechercher si un entropion est présent chez ces animaux, particulièrement temporal. Ces chiens sont d'excellents candidats à une correction chirurgicale des entropions observés, compte-tenu de leur âge et des ulcères consécutifs à leur entropion plus fréquents que chez d'autres chiens.[-]
L'entropion est un repli d'une paupière vers l'intérieur de l'orbite. Il peut affecter une ou plusieurs paupières. Il provoque un frottement des poils et des cils contre la cornée, favorisant la formation d'ulcères cornéens. Ces derniers correspondent à une perte de substance de l'épithélium cornéen, pouvant aller d'une perte superficielle à une perforation complète de la cornée. Les entropions sont fréquents chez le chien, avec des pré...

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La rupture du ligament croisé crânial est l'une des affections orthopédiques les plus fréquente, avec la luxation de rotule, chez le chien actuellement. L'objectif de cette étude rétrospective réalisée au ChuvA entre janvier 2015 et décembre 2021 était d'étudier les facteurs de risque de rupture du ligament croisé crânial chez le jeune chien avant quatre ans d'âge avec comme hypothèse que la pente du plateau tibial avait un impact dans cette rupture. Au total, 326 chiens ont été inclus dans cette étude. Dans l'échantillon, 44,5% des individus présentaient une rupture prématurée (avant quatre ans) de leur ligament croisé crânial et 36,2% avaient une pente tibiale dite excessive, supérieure à 30°. Concernant les ruptures, tout âge confondu, les données épidémiologiques concordaient avec les données présentées dans la littérature. Cependant, il a été montré dans l'échantillon que dans les cas de ruptures prématurées du ligament croisé crânial, il apparaissait que les mâles étaient davantage à risque de rupture (OR = 2 [1,3 - 3,1]), ce qui est contraire à la littérature actuelle. Il a été aussi montré que l'angle du plateau tibial semblait effectivement jouer un rôle dans la rupture prématurée du ligament croisé crânial, avec un risque majoré lorsque celui était supérieur à 30° (OR = 1,8 [1,1 - 2,9]). Cette étude préliminaire et ses résultats invitent donc à étudier au travers d'un protocole d'étude prospectif comprenant tous les facteurs de risques potentiels cités dans cette thèse et n'ayant possiblement pas pu être recueillis l'impact dans la pente du plateau tibial dans la rupture du ligament croisé crânial chez le jeune chien. Ce facteur de risque a déjà été étudié au travers de plusieurs études, mais les résultats s'avèrent être contradictoires, et la distinction sur l'âge des individus n'a pas encore été établie rigoureusement.[-]
La rupture du ligament croisé crânial est l'une des affections orthopédiques les plus fréquente, avec la luxation de rotule, chez le chien actuellement. L'objectif de cette étude rétrospective réalisée au ChuvA entre janvier 2015 et décembre 2021 était d'étudier les facteurs de risque de rupture du ligament croisé crânial chez le jeune chien avant quatre ans d'âge avec comme hypothèse que la pente du plateau tibial avait un impact dans cette ...

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Les fractures du tibia sont relativement courantes chez les chiens et les chats. La prédominance des traumatismes à haut degré d'énergie à l'origine de ces fractures est souvent responsable de fractures ouvertes et/ou comminutives. Par ailleurs, la faible couverture musculaire de cet os et, de ce fait, la vascularisation relativement peu développée de la zone en fait aussi l'une des fractures les plus sujettes aux complications à court, moyen et long terme et aux retards de cicatrisation osseuse. La pierre angulaire de la prise en charge chirurgicale de ces fractures est la préservation du potentiel ostéogénique du foyer de fracture. L'objectif de l'étude a été d'évaluer les délais de cicatrisation et de récupération fonctionnelle ainsi que les complications de cicatrisation afin de faire ressortir des facteurs prédictifs de complications fracturaires chez les chiens et les chats parmi les caractéristiques de l'animal, de la fracture ou de la prise en charge péri-opératoire. Toutes nos observations ayant ensuite été comparées aux données peu nombreuses de la littérature. Chez les 26 chats de l'étude, ont été recensées 23% de retard de cicatrisation osseuse et 69% de complications de la cicatrisation réparties sur 34% des chats (4 infections des tissus mous, 4 ostéomyélites, 2 déformations osseuses, 2 mal unions et 2 pseudarthroses et 4 débricolages de montage). Chez les 29 chiens, ont été recensés 11% de retard de cicatrisation osseuse et 55% de complications de cicatrisation réparties chez 48% des chiens (2 nouvelles fractures, 3 déformations ou désaxation osseuses, 1 pseudarthrose, 2 débricolages de montage, 4 ostéomyélites et 3 infections des tissus mous). Après cicatrisation osseuse complète, 4 chiens et 5 chats présentaient encore une boiterie. Les facteurs identifiés comme influençant la cicatrisation ont été l'âge et le statut reproducteur de l'animal, le caractère ouvert ou fermé de la fracture, la localisation de cette dernière sur l'os ainsi que son orientation, sa comminution et son déplacement, la stabilité du foyer de fracture après réduction, l'occurrence d'hypotension per-anesthésique et le délai de respect du repos strict en post-opératoire. Le trop faible nombre de cas inclus dans l'étude n'a pas permis la réalisation d'analyses statistiques multivariées. Les facteurs de confusion persistants nuancent donc nos conclusions. Néanmoins, l'importante base de données constituée au cours de ce travail servira de base à la réalisation d'études ultérieures.[-]
Les fractures du tibia sont relativement courantes chez les chiens et les chats. La prédominance des traumatismes à haut degré d'énergie à l'origine de ces fractures est souvent responsable de fractures ouvertes et/ou comminutives. Par ailleurs, la faible couverture musculaire de cet os et, de ce fait, la vascularisation relativement peu développée de la zone en fait aussi l'une des fractures les plus sujettes aux complications à court, moyen et ...

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L'incertitude diagnostique (ID) peut être définie comme « La perception subjective d'une incapacité à fournir une explication exacte du problème de santé d'un patient ». Cette notion est très répandue en médecine humaine, beaucoup d'articles s'intéressent à ses conséquences, sa gestion et la communication qu'elle nécessite. Le but de ce travail était de quantifier l'ID en consultation ayant comme motif d'appel une boiterie d'un membre pelvien chez un chien, la prévalence des différentes affections mises en cause et de trouver des critères épidémiologiques ou cliniques permettant d'orienter le diagnostic. Les chiens diagnostiqués d'une fracture des os longs, de plaies ou d'abcès ont été exclus. 321 chiens présentés au ChuvA entre le 1er janvier 2020 et le 28 février 2021 répondaient à ces critères et ont été recrutés. Pour chacun, ont été relevés leur âge, sexe, poids, race, le degré de leur boiterie ainsi que les résultats des examens orthopédiques et complémentaires. Parmi ces 321 cas, un diagnostic de certitude a été posé dans 62% des cas. Les 38% restants présentaient de l'ID: celle-ci s'exprimait soit par une suspicion d'une affection donnée, une hésitation entre deux affections ou encore une absence d'hypothèse diagnostique. Les trois maladies les plus fréquemment diagnostiquées avec certitude étaient les ruptures d'un ligament croisé crânial (RLCCr) à 61,9%, les luxations patellaires (LP) à 24,3% et les dysplasies coxo-fémorales (DCF) à 20,6%. Les RLCCr étaient plus fréquentes chez les animaux de plus de 20kg (1,42 fois) et dont la boiterie était de grade supérieur à 2 (1,31 fois). Les Labradors Retrievers, les Yorkshire Terriers et les Jack Russel Terriers étaient prédisposés ainsi que les chiens stérilisés. La présence d'un signe du tiroir positif était l'élément présentant la plus forte association significative et le risque relatif le plus élevé (diagnostic de RLCCr 4,44 fois plus fréquent que lorsqu'il est absent), suivi de la présence d'un empâtement du grasset (1,98 fois). Les Yorkshire Terriers et les Jack Russel Terriers étaient plus fréquemment atteints de LP (3,60 et 2,41 fois, respectivement) que l'ensemble des autres chiens. Les chiens de petit format (<20kg) semblent prédisposés (4,37 fois plus atteints). Les Labradors Retrievers, les Bergers Belges Malinois et les American Staffordshire Terriers étaient quant à eux sous-représentés (0 cas de LP pour chacune de ces races). Le critère épidémiologique ou clinique qui était le plus associé au diagnostic de LP était la présence d'une instabilité rotulienne (diagnostic de LP 72,3 fois plus fréquent que lorsqu'elle est absente). Enfin, la DCF était plus fréquente chez les Labradors Retrievers et chez les Bergers Allemands (respectivement 2,40 et 4,99 fois plus fréquente). Il semble également que les DCF s'expriment cliniquement par des boiteries discrètes à modérées, puisqu'elles étaient plus fréquentes (2,92 fois) parmi les chiens dont la boiterie ne dépassait pas le degré 2/5. La présence d'une douleur à la palpation-pression des muscles pectinés, à l'abduction ou à l'hyperextension de la hanche était associée à un diagnostic de DCF.[-]
L'incertitude diagnostique (ID) peut être définie comme « La perception subjective d'une incapacité à fournir une explication exacte du problème de santé d'un patient ». Cette notion est très répandue en médecine humaine, beaucoup d'articles s'intéressent à ses conséquences, sa gestion et la communication qu'elle nécessite. Le but de ce travail était de quantifier l'ID en consultation ayant comme motif d'appel une boiterie d'un membre pelvien ...

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Les études menées par DiffRage, groupe en charge de l'application des procédures de gestion du risque lié aux animaux mordeur/griffeurs à l'École nationale vétérinaire d'Alfort, mettent en évidence une réticence à la mise en œuvre des procédures réglementaires, administratives et sanitaires au sein du Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort (ChuvA-Ac), et laissent suspecter une baisse du taux de déclaration des morsures et des griffures. Afin de pouvoir proposer des pistes d'amélioration de ces procédures et ainsi encourager la déclaration des morsures et des griffures, nous avons enquêté sur l'opinion vis-à-vis des procédures et leur observance ainsi que sur l'opinion et la connaissance du risque associé aux animaux mordeurs/griffeurs, chez les étudiants et cliniciens du ChuvA-Ac. Pour cela, nous avons eu recours à diverses méthodes d'étude quantitatives (deux questionnaires, respectivement à destination des étudiants et des cliniciens du ChuvA-Ac) et qualitatives (entretiens semi-directifs et focus group). Dans ce cadre, une tentative d'exploration des motifs de la réticence vis-à-vis des procédures relatives aux morsures et aux griffures a été mise en œuvre, sur la base du modèle de croyance en santé (HBM). Notre étude révèle que selon les enquêtés, certains facteurs tendent à s'opposer à la mise en place des procédures alors même qu'elle peut être souhaitée par les étudiants et les cliniciens du ChuvA-Ac, tels que le contexte d'urgence dans lequel a lieu l'accident, la complexité des documents supports des procédures de l'EnvA, les faisant considérer comme un frein plutôt qu'une aide, mais aussi un manque d'incitation voire une opposition à la mise en place des procédures de la part d'encadrants. Cependant, une réticence personnelle à la bonne observance des procédures a également été identifiée, pouvant être reliée à la conscience objective d'un décalage entre l'épidémiologie de la rage et sa réglementation, et/ou à une minimisation du risque rabique (laquelle serait à mettre en relation, au moins en partie, avec une mauvaise connaissance de la rage et de sa réglementation), mais aussi à une minimisation des risques liés aux griffures et aux surinfections bactériennes. Plusieurs propositions d'amélioration des procédures de l'EnvA ont été émises par les étudiants et cliniciens interrogés ainsi que par DiffRage et la direction du ChuvA-Ac, dont certaines ont déjà été appliquées (sensibilisation renforcée en cours d'année des vétérinaires habilités de l'EnvA, formation sur la gestion du risque rabique pour les auxiliaires spécialisés vétérinaires afin d'accompagner les vétérinaires dans leurs démarches) ou sont en cours de développement (interface simplifiée d'accès aux procédures) ou préconisées (remplissage en ligne des documents réglementaires de mise sous surveillance sous l-CAD).[-]
Les études menées par DiffRage, groupe en charge de l'application des procédures de gestion du risque lié aux animaux mordeur/griffeurs à l'École nationale vétérinaire d'Alfort, mettent en évidence une réticence à la mise en œuvre des procédures réglementaires, administratives et sanitaires au sein du Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort (ChuvA-Ac), et laissent suspecter une baisse du taux de déclaration des morsures et des ...

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En chirurgie digestive des carnivores domestiques, la résection de la jonction iléocolique est controversée mais ses conséquences sur le pronostic n'ont fait l'objet que d'une publication à ce jour. Le but de ce travail était d'évaluer les conséquences d'une résection iléocolique sans résection large d'un segment digestif. Nous avons analysé 31 dossiers d'entérectomie iléocolique réalisées au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort pendant 13 ans, dans le but d'identifier des différences en termes d'indications, d'évolution post-opératoires et de morbi-mortalité entre cette intervention et les autres sites de résection intestinale. Treize chiens et dix-huit chats étaient inclus dans l'étude. L'intussusception iléocolique était l'indication la plus fréquente chez les chiens. Les chats étaient plus fréquemment opérés d'affections néoplasiques malignes de la jonction iléocolique. Les chats souffraient plus fréquemment de complications en post-opératoire que les chiens. Dans les deux espèces, les complications rencontrées étaient plus fréquentes en comparaison à d'autres sites de résection intestinale. Les animaux survivant à la période post-opératoire de 15 jours auraient un meilleur pronostic à long terme. Sept des dix animaux présentés avec une péritonite pré-opératoire sont morts moins de 24 heures après l'intervention. Nous n'avons cependant pas pu confirmer de facteurs pronostiques négatifs autour de cette intervention. Des études prospectives futures, incluant un effectif plus important, pourront compléter ce travail en se fondant sur les hypothèses formulées ici et ainsi proposer une réponse sur la balance bénéfices risques de cette intervention.[-]
En chirurgie digestive des carnivores domestiques, la résection de la jonction iléocolique est controversée mais ses conséquences sur le pronostic n'ont fait l'objet que d'une publication à ce jour. Le but de ce travail était d'évaluer les conséquences d'une résection iléocolique sans résection large d'un segment digestif. Nous avons analysé 31 dossiers d'entérectomie iléocolique réalisées au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort ...

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La présence d'une cataracte chez le lapin n'est pas une anomalie fréquemment rencontrée lors de la consultation du lapin de compagnie qui présente un intérêt croissant en médecine vétérinaire en tant qu'animal de compagnie. Cette étude avait pour objectif d'établir les caractéristiques de la cataracte chez le lapin, de son évolution et de son impact sur la qualité de vie de l'animal atteint. Une analyse épidémiologique et clinique de la cataracte des lapins et un suivi téléphonique étaient réalisés. Notre étude a recensé 58 lapins atteints d'une cataracte sur une période d'étude de quatre ans entre 2017 et 2021, soit 2,3 % de la population de lapins présentée au Centre Hospitalier Vétérinaire des Animaux de Compagnie d'Alfort sur la même période. Lorsqu'une anomalie oculaire est relevée dans le service de référé en Ophtalmologie du Chuv-AC, une cataracte est constatée chez 18,47 % des lapins présentés. Notre étude n'a pas mis en évidence de prédisposition de sexe ou de race. L'âge au moment du diagnostic était de 2,3 ans. Les cataractes étaient de stade incipient au moment du diagnostic (63 % des cas). Les opacités étaient majoritairement à localisation corticale antérieure (45 % des cas). Les cataractes étaient majoritairement bilatérales (60,3 % des cas). L'origine suspectée la plus rencontrée, lorsqu'elle était décrite, était une infection par E.cuniculi associée à des signes oculaires comme une uvéite phacoclastique. Un traitement médical topique à base d'anti-inflammatoires représentait le traitement de première intention. De manière générale, les résultats de notre étude sont en accord avec les rares données existant dans la littérature pour le lapin. Nous avons cependant observé des différences. Par exemple, les cataractes du lapin sont décrites comme unilatérales dans un contexte d'infection à E. cuniculi. Dans notre étude, les cataractes sont majoritairement bilatérales tandis que les infections par E. cuniculi restent des causes suspectées et n'ont pas pu être confirmées.[-]
La présence d'une cataracte chez le lapin n'est pas une anomalie fréquemment rencontrée lors de la consultation du lapin de compagnie qui présente un intérêt croissant en médecine vétérinaire en tant qu'animal de compagnie. Cette étude avait pour objectif d'établir les caractéristiques de la cataracte chez le lapin, de son évolution et de son impact sur la qualité de vie de l'animal atteint. Une analyse épidémiologique et clinique de la ...

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La médecine préventive est définie comme « une discipline clinique des Sciences Vétérinaires qui s'attache tout au long de la vie de l'animal, à préserver son état de bonne santé, à identifier et limiter les risques de sa dégradation, ainsi qu'à empêcher la transmission de zoonoses. ». La première partie de cette thèse a pour objectif de détailler les domaines abordés lors d'une consultation de médecine préventive chez les carnivores domestiques. Ces domaines sont le statut reproducteur de l'animal, son comportement, la protection antiparasitaire, la médecine du voyage, la gériatrie.... La deuxième partie se base sur l'étude du service de médecine préventive du CHUVA entre le 1er octobre 2019 et le 31 octobre 2021. L'analyse des données du service permettent de montrer que près de 10% des chiens et chats reçus en consultation présentaient des anomalies nécessitant parfois un traitement spécialisé alors que l'animal est présenté apparemment sain par son propriétaire. Les consultations de médecine préventive doivent être valorisées dans la pratique généraliste. En réalisant un examen clinique rigoureux et adapté au stade physiologique de l'animal, il est possible d'établir des recommandations, de mettre en place un suivi précoce pour prévenir et détecter l'apparition de maladies avant la présence de signes cliniques.[-]
La médecine préventive est définie comme « une discipline clinique des Sciences Vétérinaires qui s'attache tout au long de la vie de l'animal, à préserver son état de bonne santé, à identifier et limiter les risques de sa dégradation, ainsi qu'à empêcher la transmission de zoonoses. ». La première partie de cette thèse a pour objectif de détailler les domaines abordés lors d'une consultation de médecine préventive chez les carnivores do...

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La pancréatite et le diabète sucré sont deux affections, respectivement du pancréas exocrine et du pancréas endocrine. Le diabète sucré est une comorbidité fréquente de la pancréatite, qu'elle soit aigüe ou chronique (Watson, 2012 ; Davison, 2015). L'objectif de cette thèse était donc de comparer les chiens diabétiques des chiens atteints de diabète sucré et de pancréatite simultanément. Les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques et les examens d'imagerie de ces chiens ont donc été comparés. Dans ce but, les 74 chiens diabétiques présentés au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2021 ont été recrutés. Les critères anamnestiques, cliniques et paracliniques, les comorbidités et complications de ces chiens ont été répertoriés. Parmi les critères cliniques étudiés, l'abattement, les vomissements, la déshydratation, la diarrhée et la perte d'appétit étaient significativement plus fréquents chez les chiens atteints simultanément de diabète sucré et de pancréatite. Parmi les critères paracliniques, les chiens atteints de diabète sucré et de pancréatite présentaient plus souvent une neutrophilie et une cétonurie. Les critères d'imagerie montraient que les chiens atteints de diabète sucré et de pancréatite présentaient plus souvent un pancréas hétérogène, dont au moins une partie était de taille augmentée, et une stéatite péripancréatique. Enfin, parmi les comorbidités, les chiens atteints de diabète sucré et de pancréatite présentaient plus fréquemment un syndrome de Cushing confirmé par un test de freinage à la dexaméthasone à dose faible, ou par un test de stimulation à l'ACTH. Les critères cliniques plus fréquents chez les chiens atteints de diabète sucré et de pancréatite sont des signes cliniques de pancréatite classiques retrouvés dans différentes études, et ils ont servi à l'inclusion des chiens dans le groupe atteint de diabète sucré et de pancréatite. Il n'est donc pas surprenant de les trouver plus fréquemment dans ce groupe. La neutrophilie, signe d'inflammation, et les critères échographiques étaient également des signes attendus chez ces chiens. En revanche, la cétonurie, plus fréquente chez les chiens atteints de diabète sucré et de pancréatite suggère que ces chiens sont plus à risque de développer un diabète acidocétosique. Enfin, il est probable que la survenue d'un syndrome de Cushing augmente les chances pour un chien diabétique d'avoir une pancréatite. Il est même possible que la pancréatite soit la conséquence du syndrome de Cushing, plutôt que du diabète. Pour vérifier cela, d'autres études sont nécessaires pour comparer la prévalence des pancréatites aigües ou chroniques chez les chiens diabétiques et chez les chiens atteints de diabète sucré et de syndrome de Cushing.[-]
La pancréatite et le diabète sucré sont deux affections, respectivement du pancréas exocrine et du pancréas endocrine. Le diabète sucré est une comorbidité fréquente de la pancréatite, qu'elle soit aigüe ou chronique (Watson, 2012 ; Davison, 2015). L'objectif de cette thèse était donc de comparer les chiens diabétiques des chiens atteints de diabète sucré et de pancréatite simultanément. Les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, ...

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L'évaluation de la douleur chronique chez le chat est importante pour les vétérinaires, car elle est souvent difficile à évaluer et à prendre en charge, et peut être à l'origine d'une dégradation de la qualité de vie des animaux de compagnie. Il n'existe à ce jour à notre connaissance aucune échelle globale évaluant la douleur chronique chez le chat utilisable en clinique. L'objectif de cette étude a été de créer et de valider une grille d'évaluation de la douleur chronique chez le chat, en se basant sur des grilles existantes et des données issues de la littérature. Cette grille comprend trois parties, un questionnaire à destination des propriétaires, un à destination des cliniciens et une grille d'observation. Cet outil est multidimensionnel, prenant en compte les modifications comportementales et physiques accompagnant la douleur chronique. Il est basé sur des modifications faciales, posturales et comportementales du chat douloureux ainsi que sur l'évaluation de cliniciens. La grille comprend 29 questions en tout. Le score final retenu varie de 0 à 52 points et permet d'attribuer une intensité de douleur à chaque individu. L'étude expérimentale pour la validation de cette grille a été réalisée sur 56 chats présentés au Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort. Les études statistiques ont révélé une reproductibilité inter-opérateur « moyennement satisfaisante » et une répétabilité « excellente » pour les observations. Les trois parties de notre outil étaient significativement corrélées entre elles. La concordance entre les intensités de douleur obtenues par notre outil et estimée par une grille de douleur établie avec des cliniciens du Chuva était « passable ». Des étapes ultérieures de modifications et de validation sont nécessaires pour rendre cet outil utilisable en clinique vétérinaire au quotidien et améliorer le bien-être des chats.[-]
L'évaluation de la douleur chronique chez le chat est importante pour les vétérinaires, car elle est souvent difficile à évaluer et à prendre en charge, et peut être à l'origine d'une dégradation de la qualité de vie des animaux de compagnie. Il n'existe à ce jour à notre connaissance aucune échelle globale évaluant la douleur chronique chez le chat utilisable en clinique. L'objectif de cette étude a été de créer et de valider une grille ...

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Le vieillissement est à l'origine de nombreuses modifications physiologiques chez le chat âgé et le prédispose à diverses affections. Une étude bibliographique a été réalisée dans une première partie, visant à décrire les modifications induites par le vieillissement, les différentes affections du chat âgé et les spécificités de la consultation de médecine gériatrique. Dans une seconde partie, nous avons réalisé une étude rétrospective recensant les affections les plus prévalentes, traitements et comorbidités rencontrés chez le chat gériatrique. Cette étude a été réalisée à partir d'une population de 220 chats recrutés au Centre Hospitalier Universitaire d'Alfort entre 2011 et 2021. Dans notre étude, les principales affections du chat âgé étaient par ordre décroissant une hypertension artérielle systémique (50,9 %), une maladie rénale chronique (49,1 %), une hyperthyroïdie (29,1 %), un processus néoplasique (26,8 %), une entéropathie chronique (24,1 %), une myocardiopathie (12,7 %), un diabète sucré (11,4 %), une bactériurie (9,1 %) et un hyperaldostéronisme (2,7 %). Une troisième partie était consacrée à l'analyse d'un questionnaire distribué à 59 propriétaires de chats, visant à étudier leur ressenti sur la médecine gériatrique et le vieillissement de leur animal. Les propriétaires semblaient favorables à la réalisation d'un bilan de santé gériatrique annuel. Leurs inquiétudes à propos du vieillissement de leur animal concernaient le domaine médical, le maintien du bien-être de l'animal et l'aspect psychologique de la perte de l'animal. Une étude à plus grande échelle et en dehors des centres hospitaliers universitaire pourrait permettre l'obtention de résultats plus significatifs de la population gériatrique des chats en France.[-]
Le vieillissement est à l'origine de nombreuses modifications physiologiques chez le chat âgé et le prédispose à diverses affections. Une étude bibliographique a été réalisée dans une première partie, visant à décrire les modifications induites par le vieillissement, les différentes affections du chat âgé et les spécificités de la consultation de médecine gériatrique. Dans une seconde partie, nous avons réalisé une étude rétrospective recensant ...

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Les disjonctions épiphysaires fémorales proximales, constituées des fractures Salter Harris de type I traumatiques et des glissements épiphysaires (ou disjonction spontanée), sont des affections fréquentes chez le jeune chat en croissance. Bien que des hypothèses aient été avancées, l'étiologie du glissement épiphysaire reste incomprise. D'un point de vue clinique et radiographique, les disjonctions épiphysaires fémorales proximales traumatiques ou spontanées sont très similaires et le diagnostic différentiel entre les deux est parfois difficile en l'absence d'examen histologique (permettant le diagnostic de certitude). Pourtant la différentiation entre ces affections permet de choisir le traitement chirurgical le plus adapté. Afin de dégager des éléments permettant de différencier les deux affections, une étude épidémiologique rétrospective sur 46 chats présentés pour disjonctions épiphysaires fémorales proximales au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort (ChuvA) entre janvier 2010 et janvier 2022 a été réalisée. Dans cette étude, il existe des différences statistiques significatives sur des caractéristiques épidémiologiques, anamnestico-cliniques et radiographiques entre les animaux atteints de glissement épiphysaire et ceux atteints de disjonctions épiphysaires fémorales proximales (DEFP) traumatiques. Ainsi, les animaux atteints de glissement épiphysaire sont en moyenne plus âgés et plus lourds que les animaux atteints de DEFP traumatiques. Une affection bilatérale et/ou associée à des lésions d'ostéolyse ou de sclérose du col fémoral est plutôt en faveur d'un glissement épiphysaire que d'une DEFP traumatique. Enfin, dans la population des chats domestiques de France, sous réserve que les biais de sélection et de classement ne remettent pas en cause l'inférence, il y a de grandes chances pour que, indépendamment de l'âge, du sexe, du statut reproducteur et du rapport « poids/âge », le glissement épiphysaire soit plus fréquent chez les Maine coon que chez les autres races.[-]
Les disjonctions épiphysaires fémorales proximales, constituées des fractures Salter Harris de type I traumatiques et des glissements épiphysaires (ou disjonction spontanée), sont des affections fréquentes chez le jeune chat en croissance. Bien que des hypothèses aient été avancées, l'étiologie du glissement épiphysaire reste incomprise. D'un point de vue clinique et radiographique, les disjonctions épiphysaires fémorales proximales traumatiques ...

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L'insuffisance pancréatique exocrine (IPE) résulte de la réduction de synthèse des enzymes pancréatiques de plus de 90 %, ces dernières permettant d'assurer la digestion des lipides, des glucides et des protéines. Les signes cliniques de l'IPE sont divers, le tableau clinique est dominé par une diarrhée chronique associée à une polyphagie et un amaigrissement. Le diagnostic de l'IPE se fait par le dosage de la TLI (Trypsin-Like Immunoreactivity) qui est actuellement l'examen sanguin le plus sensible pour cette affection. Cette étude rétrospective sur 56 chiens atteints d'IPE et vus en consultation au CHUVA (Centre Hospitalier Vétérinaire d'Alfort) avait pour objectif de confronter les données bibliographiques avec celles de terrain d'une part et d'autre part de dégager une prise en charge thérapeutique efficace pour les chiens atteints d'IPE. L'étude a mis en évidence une prévalence augmentée des chiens de race Berger Allemand et une prédominance de femelles. De plus, le calcul des OR a mis en évidence que l'IPE était plus fréquente chez les chiens de race Berger Allemand (OR = 16,54) et moins fréquente chez les mâles (OR = 0,44) si l'on considère les chiens présentés au CHUVA sur notre période d'étude. Les chiens étaient pour la plupart des jeunes adultes au moment du diagnostic. La prise en charge thérapeutique repose essentiellement sur une supplémentation enzymatique. La forme de cette dernière (gélule ou poudre) ne semble pas avoir d'impact sur l'efficacité du traitement. De même, une différence d'efficacité entre les spécialités vétérinaire et humaine n'a pu être mise en évidence. L'administration d'antibiotique (en grande majorité le métronidazole) pendant les premières semaines suivant le diagnostic est courante en pratique. L'amélioration des signes cliniques est alors possible pour la majorité des animaux pris en charge.[-]
L'insuffisance pancréatique exocrine (IPE) résulte de la réduction de synthèse des enzymes pancréatiques de plus de 90 %, ces dernières permettant d'assurer la digestion des lipides, des glucides et des protéines. Les signes cliniques de l'IPE sont divers, le tableau clinique est dominé par une diarrhée chronique associée à une polyphagie et un amaigrissement. Le diagnostic de l'IPE se fait par le dosage de la TLI (Trypsin-Like Immunoreactivity) ...

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L'évaluation de la douleur chronique chez le chien est un enjeu pour les vétérinaires, car elle est généralement difficilement évaluée et donc souvent peu prise en charge bien qu'elle soit à l'origine d'une dégradation de la qualité de vie chez les animaux de compagnie. À notre connaissance, il n'existe actuellement pas d'outil d'évaluation de la douleur chronique globale chez les chiens en France, et bien que plusieurs soient utilisés à l'étranger, ces outils sont validés pour des douleurs chroniques liées à des maladies particulières, et non pour toutes maladies chroniques confondues. Notre étude avait pour objectif d'élaborer une grille d'évaluation de la douleur chronique chez le chien utilisable en contexte clinique. Pour cela, nous avons recruté 53 chiens présentés au Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort entre mai et juin 2022. La grille proposée dans ce travail comprend une partie pour le propriétaire et une pour le vétérinaire. Les items sont répartis en trois composantes : comportementale, fonctionnelle et neuropathique. Le score total varie de 0 à 47 et suppose être un indicateur de l'intensité de la douleur chronique ressentie. La grille partie propriétaire a été remplie par les propriétaires des 53 chiens inclus. Deux étudiantes vétérinaires de dernière année ont complété la partie vétérinaire du questionnaire après avoir visionné une vidéo de deux minutes et trente secondes réalisées pour chaque chien inclus dans l'étude. Les résultats ont montré une répétabilité « très bonne » et une reproductibilité inter-opérateurs « bonne » de cette grille d'évaluation de la douleur chronique chez le chien (partie vétérinaire testée par les deux étudiantes). La concordance entre les intensités de douleur obtenues en remplissant la grille et celles estimées en fin de consultation par les cliniciens responsables des services du CHUVA à l'origine de l'inclusion des chiens s'est révélée être « bonne » avec un coefficient Kappa de 0.63. L'évaluation de la reproductibilité item par item a permis de mettre en évidence que certains items devaient être retravaillés afin d'être plus compréhensibles par tous. Le manque de méthode de référence reste un frein dans la validation de cette échelle. Ainsi, cet outil d'évaluation de la douleur chronique demande à être amélioré mais est un premier pas vers une évaluation de la douleur chronique standardisée du chien en contexte clinique et donc vers une meilleure prise en charge de cette douleur.[-]
L'évaluation de la douleur chronique chez le chien est un enjeu pour les vétérinaires, car elle est généralement difficilement évaluée et donc souvent peu prise en charge bien qu'elle soit à l'origine d'une dégradation de la qualité de vie chez les animaux de compagnie. À notre connaissance, il n'existe actuellement pas d'outil d'évaluation de la douleur chronique globale chez les chiens en France, et bien que plusieurs soient utilisés à ...

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Le phéochromocytome est une tumeur des cellules chromaffines de la médullosurrénale pouvant posséder une activité autonome sécrétrice intermittente de catécholamines. D'incidence très rare, elle ne représente que 0,01 % à 0,1 % des tumeurs canines. Les signes cliniques observés sont principalement la conséquence
directe de la sécrétion intermittente de catécholamines par la tumeur. Ils peuvent également être liés à la taille de la tumeur et/ou à l'infiltration des structures adjacentes. Il en résulte de nombreux signes cliniques souvent peu spécifiques mais
également cardiovasculaires (pouvant être conséquences de l'hypertension artérielle systémique induite) ou neuromusculaires. Néanmoins, le phéochromocytome est souvent subclinique et de diagnostic fortuit. Une synthèse de la littérature a été présentée dans la première partie de cette étude puis complétée par une étude rétrospective dans un second temps, l'objectif étant de réaliser une description globale des 24 chiens atteints de phéochromocytome présentés au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort (Chuv-AC) entre le 1er janvier 2005 et le 30 juin 2022 et de comparer les données récoltées à celles issues de la littérature. De manière générale, les résultats de cette étude sont similaires aux résultats des études bibliographiques. Cette étude a par ailleurs confirmé la difficulté diagnostique d'un phéochromocytome notamment sur la base des analyses sanguines ou urinaires. Les examens d'orientation les plus intéressants sont finalement les examens d'imagerie à l'instar de l'échographie ou de l'examen tomodensitométrique. Le dosage des métanéphrines et normétanéphrines plasmatiques et/ou urinaires permettent de confirmer la présence d'un phéochromocytome sécrétant. La scintigraphie, bien que peu accessible, est également une méthode diagnostique intéressante permettant d'identifier une tumeur médullosurrénale et ses métastases. L'examen histologique permet le diagnostic de certitude mais nécessite alors la réalisation d'une surrénalectomie, traitement de choix mais souvent déclinée par les propriétaires. Fréquemment mis en place dans cette étude, un traitement médical seul est possible. Il est nécessaire d'interpréter les résultats de cette étude avec précaution du fait du faible nombre de cas inclus. En conclusion, ce travail vise à sensibiliser les vétérinaires à propos de cette affection rare dont le diagnostic s'avère délicat mais est de plus en plus accessible.[-]
Le phéochromocytome est une tumeur des cellules chromaffines de la médullosurrénale pouvant posséder une activité autonome sécrétrice intermittente de catécholamines. D'incidence très rare, elle ne représente que 0,01 % à 0,1 % des tumeurs canines. Les signes cliniques observés sont principalement la conséquence
directe de la sécrétion intermittente de catécholamines par la tumeur. Ils peuvent également être liés à la taille de la tumeur et/ou à ...

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La cornée constitue la partie antérieure de la tunique fibreuse de l'oeil. Les ulcères cornéens correspondent à une perte plus ou moins profonde de substance cornéenne et sont une des atteintes cornéennes les plus fréquentes chez le chien. Les ulcères cornéens à collagénases sont une forme compliquée d'ulcères cornéens caractérisée par une dissolution rapide du stroma au cours d'un processus nommé kératomalacie. Ce dernier se développe lors d'un déséquilibre entre l'activité d'enzymes protéolytiques endogènes et/ou exogènes et celle de leurs inhibiteurs. Une infection bactérienne ou mycosique est souvent sous-jacente. Les bactéries impliquées varient selon les individus et les localisations géographiques. Ces ulcères peuvent très vite s'aggraver et se perforer. Par conséquent, ce sont des urgences thérapeutiques. Une prise en charge médicale peut d'abord être envisagée si la lésion n'est pas trop sévère. Dans ce cas, le traitement est intensif, il associe les voies topique et systémique, et ses piliers sont l'antibiothérapie et les molécules anticollagénases par voie topique. En raison du développement croissant de résistances bactériennes aux antibiotiques, l'antibiothérapie doit être guidée par une mise en culture et la réalisation d'un antibiogramme. Par ailleurs, le cross-linking du collagène cornéen semble être une technique d'avenir prometteuse pour améliorer le taux de succès du traitement médical. Néanmoins, si l'atteinte cornéenne est très profonde au moment de l'admission du chien ou si la lésion évolue défavorablement en dépit du traitement, une prise en charge chirurgicale est nécessaire via une greffe conjonctivale, de biomatériau ou de cornée et parfois une énucléation. L'identification des bactéries et de leurs éventuelles résistances aux antibiotiques est donc un enjeu majeur dans le succès du traitement médical. Cette étude rétrospective, réalisée sur 53 ulcères cornéens chez le chien, visait à identifier ces bactéries et d'éventuels facteurs de risque à l'échec du traitement médical. La plupart des ulcères de l'étude étaient associés à une infection bactérienne (32 cas sur 53). Aucune association n'a été trouvée entre la race du chien et la présence d'une infection. Staphyloccoccus sp., Streptococcus sp. et Pseudomonas sp. étaient les bactéries le plus fréquemment isolées et celles-ci présentaient des résistances variées aux antibiotiques. Le grade de sévérité des ulcères était plus élevé lors d'infection impliquant des souches différentes et le grade de sévérité des ulcères associés à P. aeruginosa semblait supérieur à celui des ulcères associés à des staphylocoques ou des streptocoques. La majorité des ulcères de l'étude a fait l'objet d'une prise en charge chirurgicale immédiate en raison de la sévérité des lésions à l‘admission (29 cas sur 53). Presque la moitié des ulcères pris en charge via un traitement médical a cicatrisé (11 cas sur 24). Deux facteurs étaient associés à un échec du traitement médical : une anesthésie générale récente et une seule bactérie isolée en culture. Bien qu'aucune association n'ait été mise en évidence entre la nature des composantes du traitement médical et son succès, il semble que l'administration de N-acétylcystéine et qu'un changement d'antibiothérapie topique avec ajout du chloramphénicol soient associées à de meilleurs résultats.[-]
La cornée constitue la partie antérieure de la tunique fibreuse de l'oeil. Les ulcères cornéens correspondent à une perte plus ou moins profonde de substance cornéenne et sont une des atteintes cornéennes les plus fréquentes chez le chien. Les ulcères cornéens à collagénases sont une forme compliquée d'ulcères cornéens caractérisée par une dissolution rapide du stroma au cours d'un processus nommé kératomalacie. Ce dernier se développe lors d'un ...

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Le Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort pour animaux de compagnie (ChuvA-Ac) est l'Hôpital vétérinaire de l'EnvA. C'est une plateforme de soins et d'enseignement aux étudiants qui est l'objet de flux financiers complexes. La direction souhaite visualiser ces flux à l'échelle globale, puis à l'échelle de chaque service afin de vérifier l'équilibre financier. Par la suite, elle souhaite piloter des actions pour améliorer les bilans financiers. L'objectif de cette thèse était de définir un outil dans ce contexte précis. Nous avons d'abord analysé les différentes méthodes de comptabilité analytiques existantes, puis nous avons choisi celle qui correspondait le mieux à la problématique du ChuvA-Ac. L'outil de comptabilité analytique mis en place a permis à la direction d'accéder aux informations qu'elle souhaitait, sous la forme d'un tableau de bord à l'échelle globale de l'Hôpital et par service. Néanmoins, les ordres de grandeur obtenus sont à manier avec précaution car certaines sommes ont été allouées avec des clés de répartition. Certes perfectible, l'outil développé répond aux besoins initiaux de la direction. En conclusion, cet outil de comptabilité analytique développé pour le Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort des Animaux de Compagnie ouvre de nombreuses perspectives. Il est un véritable support à la direction pour améliorer la rentabilité des services rendus aux propriétaires et assurer la pérennité de la structure.[-]
Le Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort pour animaux de compagnie (ChuvA-Ac) est l'Hôpital vétérinaire de l'EnvA. C'est une plateforme de soins et d'enseignement aux étudiants qui est l'objet de flux financiers complexes. La direction souhaite visualiser ces flux à l'échelle globale, puis à l'échelle de chaque service afin de vérifier l'équilibre financier. Par la suite, elle souhaite piloter des actions pour améliorer les ...

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Le cochon d'Inde est le second nouvel animal de compagnie médicalisé après le lapin, et le quatrième animal présenté en consultation dans les cliniques vétérinaires de petits animaux. Certaines études avaient mis en évidence la prévalence élevée d'anomalies et d'affections oculaires chez cette espèce. Ces résultats ont mis en exergue l'intérêt de réaliser un travail récapitulatif et poussé des connaissances et de l'épidémiologie des affections oculaires des cochons d'Inde afin d'évaluer la place réelle en clinique de l'ophtalmologie des cochons d'Inde. La première partie de cette thèse avait pour but de faire un point sur la littérature actuelle sur les connaissances anatomiques et pathologiques de l'appareil oculaire des cochons d'Inde ainsi que les connaissances relatives à la réalisation de l'examen ophtalmologique chez cette espèce avec par exemple les normes de références des examens complémentaires. La seconde partie de ce travail était une étude épidémiologique descriptive et analytique de type cas-témoins sur l'ensemble des consultations de cochons d'Inde à caractère ophtalmologique vues au ChuvA de 2010 à 2020. Les données récoltées ont été mises en relation avec celles de la littérature. Les affections oculaires les plus fréquemment retrouvées dans notre étude étaient la kératite et la conjonctivite suivies par la cataracte, l'exophtalmie et les dégénérescences cornéennes lipidocalciques. Les prévalences retrouvées dans la littérature sont semblables à l'exception de la cataracte qui avait une prévalence bien plus élevée (18 % contre 1,5 %). En outre, des associations statistiquement significatives ont été mises en évidence et mériteront de futures recherches tel que l'association : présence de paille ou de foin dans le substrat avec la présence de kératite. Enfin, cette partie a évalué la place de l'ophtalmologie des cochons d'Inde au sein du ChuvA et semble mettre en évidence une tendance à l'augmentation du nombre de consultation nécessitant la prise en charge par le service spécialisé d'ophtalmologie.[-]
Le cochon d'Inde est le second nouvel animal de compagnie médicalisé après le lapin, et le quatrième animal présenté en consultation dans les cliniques vétérinaires de petits animaux. Certaines études avaient mis en évidence la prévalence élevée d'anomalies et d'affections oculaires chez cette espèce. Ces résultats ont mis en exergue l'intérêt de réaliser un travail récapitulatif et poussé des connaissances et de l'épidémiologie des affections ...

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Le Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort pour Animaux de Compagnie (CHUVA-Ac) est une des plateformes médicales de l'École Nationale Vétérinaire d'Alfort (ENVA). Tout en recevant plus de 16 000 clients par an, cet établissement se doit de satisfaire à deux missions : délivrer un enseignement pédagogique et prodiguer les soins aux animaux. Pour cela, la prise en charge du patient y est particulière : pluralité des intervenants (étudiants, cliniciens, personnels administratifs) et temps d'attente allongée. Ce procédé complexe peut-être la source de litiges. Chaque année, la direction de l'hôpital se doit de répondre aux sollicitations de clients révélant une prise en charge défectueuse et demandant une réparation. Ces litiges n'ont jamais été étudiés. Les mécontentements de la clientèle peuvent prendre plusieurs formes. Pour la période 2009-2011 et 2017-2019 nous avons analysé leurs caractéristiques afin de préconiser des suggestions pour les prévenir et améliorer leur traitement : nature du litige et de la réclamation, caractéristiques du propriétaire, caractéristiques de l'animal et caractéristiques de la consultation. Les litiges financiers apparaissent majoritaires (50,5 % en 2009-2011, 48,7 % en 2017-2019) face à ceux de prise en charge ou mixtes. Les clients, eux, sont moins à même de consulter à nouveau en cas de litige (40,7 % versus 69,5 %). Concernant les animaux, l'âge croissant est associé à une augmentation des litiges (2292 jours versus 1594 jours). Enfin, les consultations pour second avis sont plus à risques (47,6 % versus 35,4 %) et certains services sont surreprésentés comme les Urgences-Soins Intensifs. L'établissement systématique de devis, l'envoi réfléchi des résultats d'examens et le maintien de l'encadrement des étudiants sont autant de pistes nécessaires pour prévenir les litiges. Le traitement, lui, pourrait être amélioré par la meilleure constitution du dossier clinique informatisée et l'attestation de bonne réception du mécontentement par retour postal à sa réception.[-]
Le Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort pour Animaux de Compagnie (CHUVA-Ac) est une des plateformes médicales de l'École Nationale Vétérinaire d'Alfort (ENVA). Tout en recevant plus de 16 000 clients par an, cet établissement se doit de satisfaire à deux missions : délivrer un enseignement pédagogique et prodiguer les soins aux animaux. Pour cela, la prise en charge du patient y est particulière : pluralité des intervenants ...

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L'obstruction urétérale est une affection grave, diagnostiquée de plus en plus fréquemment chez le chat au cours des vingt dernières années. Sa prise en charge chirurgicale vise à reperméabiliser les voies urinaires, pour laquelle plusieurs techniques ont été décrites. Avec la généralisation récente de la pose de dérivations pyélo-vésicales extra-urétérales, ainsi que les risques, les coûts et le suivi exigeant associés à l'intervention, l'identification de facteurs prédictifs de récupération rénale à long terme apparaît cruciale, notamment dans la prise de décision chirurgicale. Après une revue bibliographique des connaissances actuelles quant à l'épidémiologie, la pathophysiologie, le diagnostic et la prise en charge de l'obstruction urétérale féline, une étude rétrospective a été menée sur 60 chats présentés au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort dans un contexte d'obstruction urétérale unilatérale bénigne. L'objectif de notre étude rétrospective est d'identifier des indicateurs échographiques préopératoires structurels associés à une meilleure récupération rénale à long terme. Les chats atteints d'obstruction urétérale bilatérale, de rupture urétérale ou traités dans le cadre d'un réintervention chirurgicale étaient exclus. Tous les individus étaient suivis pendant un minimum de 3 mois suivant la chirurgie. Une bonne récupération rénale à long terme était définie par une créatinémie sérique inférieure ou égale à 28mg/L lors du suivi à long terme, postérieur à 3 mois post-opératoire. Dans l'échantillon étudié, aucun paramètre échographique préopératoire concernant le rein atteint d'obstruction urétérale n'est significativement associé à une meilleure récupération rénale à long terme. En revanche, une épaisseur de parenchyme rénal importante et un moindre score de maladie rénale chronique sur le rein controlatéral à l'obstruction urétérale sont associés à une moindre créatinémie sérique à long terme. Une longueur rénale plus importante et un moindre score de maladie rénale chronique du rein atteint d'obstruction sont significativement associés à une chute plus importante de la créatinine sérique à long terme.[-]
L'obstruction urétérale est une affection grave, diagnostiquée de plus en plus fréquemment chez le chat au cours des vingt dernières années. Sa prise en charge chirurgicale vise à reperméabiliser les voies urinaires, pour laquelle plusieurs techniques ont été décrites. Avec la généralisation récente de la pose de dérivations pyélo-vésicales extra-urétérales, ainsi que les risques, les coûts et le suivi exigeant associés à l'intervention, ...

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La lipidose hépatique féline (LHF) est une maladie fréquemment rencontrée en pratique vétérinaire notamment en Europe ou en Amérique du Nord où sa prévalence est estimée à 0,16 % des chats reçus en consultation en clinique vétérinaire. Cette maladie, rencontrée généralement chez le chat en surpoids ou possédant un historique de surpoids, fait suite à une période d'anorexie ou de malnutrition de durée variable entraînant un amaigrissement, et est provoquée par l'accumulation au sein des hépatocytes de vacuoles lipidiques. Cette accumulation, lorsqu'elle devient importante, provoque une hypertrophie cellulaire des hépatocytes responsable d'une cholestase et d'une insuffisance hépatique desquelles découle la symptomatologie observée. Dans une première partie, cette étude propose une synthèse des données rapportées dans la littérature sur la LHF. Dans une seconde partie sera présentée une étude rétrospective sur 76 chats présentés en consultation au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2020.
L'inclusion des chats dans cette étude reposait sur le diagnostic de la LHF par un anatomopathologiste vétérinaire grâce à l'observation microscopique d'un échantillon de foie issu d'un prélèvement cytologique ou histologique. L'objectif de cette étude était d'identifier des facteurs de risque de décès dans le mois suivant le diagnostic chez les chats atteints de LHF. Les associations entre la survenue du décès et diverses expositions d'intérêt (cliniques, paracliniques et thérapeutiques) sélectionnées sur la base de la littérature ou par les auteurs ont été quantifiées à l'aide de modèles de régression logistique. Le taux de survie était de 54 % un mois après le diagnostic (41 survivants sur 76 chats inclus dans l'étude). Les expositions d'intérêt associées de manière brute avec le décès étaient les suivantes : « souffrir de LHF secondaire versus de LHF primaire », « être hypotherme au moment du diagnostic de la LHF », « présenter un épanchement abdominal au moment du diagnostic de la LHF », « présenter une hyponatrémie < 145 mmol/L au moment du diagnostic », « présenter une acidose sanguine avec un pH < 7,35 au moment du diagnostic ». Après ajustement sur l'âge, les expositions suivantes étaient encore associées de manière significative avec la survenue du décès : « être atteint de lipidose secondaire versus primaire », « être hypotherme < 37°C au moment du diagnostic », « présenter une acidose sanguine avec un pH < 7,35 au moment du diagnostic ». Le nombre de chats inclus dans l'étude étant trop faible pour inclure tous les facteurs de confusion identifiés dans les modèles de régression logistique, il n'a pas été possible d'identifier avec confiance des facteurs de risque de décès à un mois suivant le diagnostic chez les chats atteints de LHF. D'autres études incluant plus de chats sont nécessaires afin de déterminer des facteurs de risque de décès chez les chats atteints de LHF.[-]
La lipidose hépatique féline (LHF) est une maladie fréquemment rencontrée en pratique vétérinaire notamment en Europe ou en Amérique du Nord où sa prévalence est estimée à 0,16 % des chats reçus en consultation en clinique vétérinaire. Cette maladie, rencontrée généralement chez le chat en surpoids ou possédant un historique de surpoids, fait suite à une période d'anorexie ou de malnutrition de durée variable entraînant un amaigrissement, et est ...

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La maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) et le lymphome digestif de bas grade (LDBG) sont deux affections fréquemment responsables d'entéropathie chronique chez le chat. Leur distinction représente un défi majeur pour le vétérinaire, car elles partagent de nombreuses ressemblances sur les plans clinique, paraclinique et échographique. Par conséquent, le diagnostic de certitude MICI/LDBG repose sur une analyse histopathologique de biopsies digestives, qui peuvent être obtenues par laparotomie ou endoscopie. Chacune de ces méthodes a ses avantages et ses inconvénients, et aucun consensus sur celle à privilégier n'existe à ce jour en médecine vétérinaire. Ce sont des interventions coûteuses, plus ou moins lourdes et conséquentes pour l'animal, et qui peuvent être associées à des taux de morbidité et de mortalité importants, peu détaillés dans la littérature vétérinaire. L'objectif de ce travail est la description par une étude rétrospective des chats présentés en consultation au Centre hospitalier universitaire d'Alfort (ChuvA) entre janvier 2010 et février 2021 pour une entéropathie chronique d'origine inconnue ayant conduit à la réalisation de biopsies étagées par laparotomie. Dans un second temps, notre étude avait pour but l'identification des complications et des éventuels facteurs associés au décès à 15 jours post-chirurgie.
Notre étude incluait 127 chats, pour lesquels les données cliniques pré, péri et post-opératoires ont été relevées afin d'étudier leur potentielle association avec le décès dans les 15 jours suivant la réalisation des biopsies. Le taux de décès à 15 jours des chats ayant été opérés de biopsies intestinales était de 15% (19/127), soit discrètement élevé par rapport à ce qui avait été décrit dans la littérature vétérinaire. Parmi les complications rencontrées, la déhiscence des sutures intestinales (attestée ou fortement suspectée) ne concernait que 3% (3/127) des chats de notre étude. Notre travail a permis de mettre en avant qu'un état de maigreur avancé (NEC ≤3) (OR= 4,1, IC95% = [0,9 ; 20,4], p=0,05), comme la visualisation d'anomalies de la vésicule biliaire à l'échographie abdominale (OR= 4,1, IC95% = [1,3 ; 13,1], p=0,02), la réalisation per-opératoire de biopsies hépatiques (OR= 9,2, IC95% = [2,0 ; 41,6], p<0,01) et une bactériologie positive sur bile (OR= 9,8, IC95% = [1,2 ; 77,7], p=0,03) étaient significativement associés au décès à 15 jours des chats de notre étude. Ces expositions devraient donc être pris en compte par le praticien dans la décision de réaliser des biopsies intestinales pleine épaisseur chez un chat présentant une entéropathie chronique d'origine inconnue.[-]
La maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) et le lymphome digestif de bas grade (LDBG) sont deux affections fréquemment responsables d'entéropathie chronique chez le chat. Leur distinction représente un défi majeur pour le vétérinaire, car elles partagent de nombreuses ressemblances sur les plans clinique, paraclinique et échographique. Par conséquent, le diagnostic de certitude MICI/LDBG repose sur une analyse histopathologique de ...

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La vitamine B12, ou cobalamine, est une vitamine hydrosoluble issue de l'alimentation et dont l'absorption s'effectue au niveau de l'iléon grâce à sa liaison au facteur intrinsèque, principalement produit par le pancréas exocrine. La cobalamine est un cofacteur intracellulaire important et intervient notamment dans les divisions cellulaires. Il s'agit d'un marqueur sensible des affections digestives et l'hypocobalaminémie est souvent retrouvée chez les chats atteints d'affections gastrointestinales et/ou pancréatiques. En théorie une carence en cobalamine ne peut être exclue sans dosage de la concentration sérique ou urinaire en acide méthyl malonique. Mais ce dosage est peu accessible en France et en pratique il est recommandé de complémenter en cobalamine un chat qui présente des troubles digestifs et dont la cobalaminémie se situe en dessous de la valeur correspondant à la valeur basse de l'intervalle de référence majorée de 10 %. Les risques d'une hypercobalaminémie secondaire à une complémentation sont aujourd'hui estimés comme nuls. A ce jour, les données bibliographiques concernant l'hypocobalaminémie chez le chat sont peu nombreuses. Le premier objectif de cette thèse est de réaliser une synthèse bibliographique de l'état actuel des connaissances sur l'hypocobalaminémie chez le chat, concernant les présentations cliniques, les affections rencontrées et les modifications biologiques, échographiques et lésionnelles associées. La deuxième partie de cette thèse consiste en une étude rétrospective sur 73 chats hypocobalaminémiques présentés au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort. Cette étude a pour objectif de décrire la prévalence des affections rencontrées lors d'hypocobalaminémie chez le chat et de décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques et lésionnelles associées afin d'étayer les données de la littérature vétérinaire. D'après notre étude, chez les chats hypocobalaminémiques, il semblerait que les chats de race présentent une cobalaminémie plus basse que les chats européens. Aucune corrélation entre l'âge et la cobalaminémie n'est retrouvée. Les chats maigres ont une cobalaminémie plus faible que les chats avec une note d'état corporel normale, et le poids corporel semble également corrélé négativement à la cobalaminémie. Les chats hypocobalaminémiques manifestent des signes cliniques digestifs non spécifiques et parfois frustres. Les modifications hématologiques sont peu fréquentes chez le chat mais on peut noter 44 % d'anémies dans notre étude et dont 19 % sont macrocytaires. Les modifications échographiques mises en évidence chez les chats hypocobalaminémiques sont non spécifiques. Les principales affections rencontrées dans cette étude sont les lymphomes digestifs (58 %), les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) (22 %), les pancréatites (48 %), les cholécystites (53 %) et seulement quelques cas d'IPE (8 %), car le dosage des TLI chez le chat est peu accessible en France. Le recrutement d'une population contrôle de chats normocobalaminémiques au Chuva sur la même période que cette thèse serait intéressant afin de compléter ce travail. Une étude prospective afin de déterminer si la cobalaminémie est un facteur pronostique dans la survie et la rémission des affections gastro-intestinales serait également une perspective.[-]
La vitamine B12, ou cobalamine, est une vitamine hydrosoluble issue de l'alimentation et dont l'absorption s'effectue au niveau de l'iléon grâce à sa liaison au facteur intrinsèque, principalement produit par le pancréas exocrine. La cobalamine est un cofacteur intracellulaire important et intervient notamment dans les divisions cellulaires. Il s'agit d'un marqueur sensible des affections digestives et l'hypocobalaminémie est souvent retrouvée ...

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Cette étude clinique prospective menée sur 24 chiens atteints d'un syndrome obstructif respiratoire des races brachycéphales (SORB) s'intéressait à l'évolution des signes cliniques après une chirurgie correctrice. L'utilisation de scores cliniques personnels à destination du propriétaire et du vétérinaire, la réalisation d'un 6 minutes walking test (6MWT) et l'exploitation d'un score radio-endoscopique ont permis d'évaluer précisément les lésions associées au SORB et leurs conséquences cliniques ainsi que l'évolution fonctionnelle après une intervention chirurgicale. Des scores cliniques propriétaire et vétérinaire ainsi qu'un 6MWT préopératoires ont été réalisés sur l'ensemble des chiens recrutés. Une endoscopie préopératoire a été effectuée chez dix chiens. Sept chiens ont également réalisé un 6MWT plus de deux mois après la chirurgie. Ce travail a permis d'établir une augmentation significative de la distance parcourue lors d'un 6MWT par les chiens brachycéphales après un traitement chirurgical (p = 0,04) ainsi qu'une diminution significative du nombre de degrés de température (ΔT) et du nombre de points de fréquence cardiaque pris après six minutes de marche après la chirurgie (p = 0,04 et p = 0,03 respectivement). Une diminution significative des scores cliniques propriétaire et vétérinaire a également été observée après la chirurgie (p = 0,02 et p = 0,05 respectivement). Nous avons en outre mis en évidence une corrélation statistique entre le ΔT des chiens brachycéphales et le score clinique propriétaire (p = 0,02). Enfin, nous avons montré que le 6MWT était un test reproductible dans le cadre de l'étude de l'intolérance à l'effort des chiens brachycéphales. La réalisation d'un 6MWT lors de la consultation vaccinale annuelle d'un chien brachycéphale pourrait s'avérer pertinente afin de détecter précocement le développement d'une intolérance à l'effort. Une endoscopie respiratoire évaluant les différentes lésions associées au SORB devrait par la suite être systématiquement proposée au propriétaire.[-]
Cette étude clinique prospective menée sur 24 chiens atteints d'un syndrome obstructif respiratoire des races brachycéphales (SORB) s'intéressait à l'évolution des signes cliniques après une chirurgie correctrice. L'utilisation de scores cliniques personnels à destination du propriétaire et du vétérinaire, la réalisation d'un 6 minutes walking test (6MWT) et l'exploitation d'un score radio-endoscopique ont permis d'évaluer précisément les ...

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La maladie de Cushing est une dysendocrinie de prévalence relativement faible mais de plus en plus diagnostiquée en pratique. Secondaire à la présence d'une tumeur hypophysaire, il s'agit de la forme d'hypercorticisme la plus fréquente. Le but de cette étude était l'identification de facteurs de risque de décès potentiels chez les chiens atteints de la maladie de Cushing. En effet, à ce jour, très peu d'études se sont attachées à la recherche de ces facteurs pronostiques. Dans ces travaux, seuls l'âge, le poids et la valeur de la phosphatémie au moment du diagnostic ont été identifiés comme facteurs pronostiques. Le premier objectif était de vérifier si nous retrouvions ces résultats dans notre étude. L'objectif secondaire était d'identifier de nouveaux facteurs de risques de décès potentiels encore non établis dans la littérature. Pour ce faire, nous avons utilisé les dossiers des animaux atteints de maladie de Cushing et pris en charge au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2018. Au total, 80 animaux étaient inclus dans l'étude. Nous recherchions alors l'existence d'une association brute entre différentes données épidémiologiques, cliniques et paracliniques et la durée de survenue du décès. Dans ce travail de thèse, aucune inférence causale n'a été faite, ce pourquoi nous parlons de facteurs de risque de décès potentiels. Les expositions d'intérêt étudiées étaient l'âge au diagnostic, le sexe, le statut de stérilisation, la race, la présence de maladie(s) intercurrente(s), l'indice clinique, la pression artérielle, l'activité des enzymes hépatiques (PAL et ALAT), l'albuminémie, la phosphorémie, la cortisolémie basale, post-ACTH et post-freinage à la dexaméthasone à dose faible, la protéinurie objectivable à la bandelette urinaire et par la mesure du RPCU et la taille de l'hypophyse par le rapport P/B. Dans notre échantillon, une cortisolémie basale supérieure à 170 nmol/L était significativement associée à une durée de survie plus courte. La confiance accordée dans ce résultat était plutôt bonne. Par ailleurs, dans notre étude, l'hypertension artérielle, la cortisolémie basale et l'âge au diagnostic ont pu jouer le rôle de facteurs de confusion. Ainsi, dans ce travail, nous avons montré qu'une cortisolémie basale supérieure à 170 nmol/L est un facteur de risque de décès potentiel chez les chiens atteints de maladie de Cushing. La prochaine étape serait la prise en compte de l'ensemble des facteurs de confusion et l'ajustement sur ces derniers dans un modèle multivarié, rendant ainsi l'inférence causale possible.[-]
La maladie de Cushing est une dysendocrinie de prévalence relativement faible mais de plus en plus diagnostiquée en pratique. Secondaire à la présence d'une tumeur hypophysaire, il s'agit de la forme d'hypercorticisme la plus fréquente. Le but de cette étude était l'identification de facteurs de risque de décès potentiels chez les chiens atteints de la maladie de Cushing. En effet, à ce jour, très peu d'études se sont attachées à la recherche de ...

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Les entéropathies chroniques félines, incluant les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), font partie des maladies les plus fréquentes en médecine féline. Bien que les MICI lymphoplasmocytaires aient été fréquemment étudiées, les MICI éosinophiliques n'ont été que plus rarement décrites dans la littérature. Après avoir réalisé une synthèse bibliographique générale concernant l'appareil digestif félin, les granulocytes éosinophiles et les MICI félines, puis une étude bibliographique spécifique concernant d'infiltration éosinophilique du tube digestif chez le chat, nous avons étudié dans une troisième partie les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et paracliniques des affections responsables d'infiltration éosinophilique du tube digestif dans une étude rétrospective menée sur 24 chats présentés au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort (CHUVA) entre 2013 et 2020. Cette étude a permis de mettre en évidence la présence de vomissements dans plus de 87% des cas chez les chats souffrant d'infiltration éosinophilique du tube digestif. Un amaigrissement associé à une dysorexie ou une anorexie étaient également très fréquemment présents. Les animaux souffrant d'infiltration éosinophilique du tube digestif étaient de jeunes adultes, sans prédisposition apparente de sexe ou de race. Une éosinophilie sanguine, caractérisée par une numération en éosinophiles de plus de 1 500 éosinophiles/micron/L, était présente dans 43% des cas. Les images échographiques mettaient en évidence, dans 88 à 94% des cas, un épaississement modéré à marqué des anses intestinales, très majoritairement secondaire à un épaississement de la musculeuse. L'ensemble des chats inclus dans l'étude présentaient, à l'analyse histologique, une infiltration éosinophilique de la muqueuse intestinale. Concernant les chats atteints de fibroplasie sclérosante éosinophilique digestive féline, notre étude a permis de mettre en évidence une surreprésentation des mâles parmi les animaux affectés, ainsi qu'une localisation préférentielle des lésions en regard du duodénum proximal (4/8), avec envahissement plus ou moins marqué de la jonction pyloro-duodénale (2/8) ou de l'estomac (1/8). Le dernier cas souffrant de fibroplasie sclérosante présentait une masse localisée en regard de la jonction iléo-caeco-colique (1/8).[-]
Les entéropathies chroniques félines, incluant les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), font partie des maladies les plus fréquentes en médecine féline. Bien que les MICI lymphoplasmocytaires aient été fréquemment étudiées, les MICI éosinophiliques n'ont été que plus rarement décrites dans la littérature. Après avoir réalisé une synthèse bibliographique générale concernant l'appareil digestif félin, les granulocytes ...

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La présence d'une anomalie oculaire constitue un motif de consultation fréquent chez les lapins de compagnie qui sont de plus en plus présents dans les foyers français. Cette étude avait pour objectif d'établir une prévalence pour chaque maladie oculaire rencontrée chez le lapin et de réaliser une analyse épidémiologique et clinique descriptive des anomalies oculaires chez cette espèce. Notre étude a porté sur 279 lapins présentés au Centre hospitalier universitaire pour Animaux de compagnie de l'École nationale vétérinaire d'Alfort entre 2017 et 2019 et présentant une anomalie oculaire. Neuf affections oculaires se sont révélées majoritaires dans notre étude avec un nombre de lapins affectés supérieur à 10. L'ulcère cornéen était la principale affection oculaire, présente chez 106 lapins, soit 38,0 % de l'échantillon. Les huit autres affections oculaires majoritaires classées par ordre décroissant de nombre de lapins atteints étaient : la cataracte, la dacryocystite, la conjonctivite, l'uvéite antérieure, l'écoulement oculaire d'origine indéterminée, la kératopathie épithéliale, l'exophtalmie d'origine indéterminée et l'abcès rétrobulbaire. Seize affections d'effectif inférieur à 10, comme le glaucome, la blépharite, la sclérose du cristallin, ont également été recensées. Nous n'avons pas mis en évidence de prédisposition de sexe ou de race pour la majorité des affections majoritaires étudiées. L'âge au moment du diagnostic était assez varié pour les individus atteints d'ulcère cornéen, de kératopathie épithéliale, de conjonctivite et d'exophtalmie d'origine indéterminée. Grâce à une description clinique des caractéristiques des affections nous avons pu remarquer notamment que le principal type d'ulcère cornéen rencontré était l'ulcère stromal superficiel et que les cataractes rencontrées dans notre étude étaient principalement incipientes (à localisation corticale) au moment du diagnostic. Concernant les causes à l'origine des affections majeures, l'exposition de l'oeil lors d'une anesthésie générale était la principale cause d'ulcère cornéen et de kératopathie épithéliale. La principale cause de dacryocystite et d'abcès rétrobulbaire était la présence d'une maladie dentaire. L'infection par E. Cuniculi était quant à elle la cause principale de cataracte et d'uvéite antérieure dans notre étude, pour les lapins où une cause a pu être identifiée. De manière générale, les résultats de notre étude sont en accord avec les données existant dans la littérature. Nous avons cependant observé quelques différences. Par exemple, un écoulement séreux était plus fréquemment rencontré qu'un écoulement purulent lors de dacryocystite. Un autre exemple est le fait que notre étude a permis de distinguer clairement les lapins présentant un ulcère cornéen de ceux présentant une kératopathie épithéliale alors que ces deux affections sont confondues dans la littérature. Dans notre étude, la cause principale d'ulcère cornéen était l'exposition lors d'une anesthésie générale alors que la principale cause évoquée dans la littérature est la cause traumatique.[-]
La présence d'une anomalie oculaire constitue un motif de consultation fréquent chez les lapins de compagnie qui sont de plus en plus présents dans les foyers français. Cette étude avait pour objectif d'établir une prévalence pour chaque maladie oculaire rencontrée chez le lapin et de réaliser une analyse épidémiologique et clinique descriptive des anomalies oculaires chez cette espèce. Notre étude a porté sur 279 lapins présentés au Centre ...

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En contexte d'urgence, il est primordial de connaître les attentes des propriétaires et d'adapter notre manière de communiquer pour que la prise en charge de l'animal soit optimale et que le propriétaire en soit satisfait. Les attentes des propriétaires d'animaux de compagnie n'avaient été étudiées qu'en dehors de l'urgence. L'objectif de cette thèse était de les définir dans ce contexte précis. Nous avons réalisé une enquête au service d'URG/SI du CHUVA en février 2020 auprès des clients du CHUVA venant consulter dans tous les services sauf celui des urgences. Pour constituer le questionnaire, nous avons réalisé préalablement des entretiens semi-directifs afin de cerner au mieux les attentes. Les attentes des propriétaires dépendent fortement du contexte clinique de l'animal. Pour des contextes particulièrement stressants comme la détresse respiratoire ou l'ingestion de corps étranger, les propriétaires sont moins tolérants vis-à-vis de la durée d'attente. Il a également pu être montré que le budget engagé dépend des revenus du foyer. En revanche, il n'a pas été mis en évidence que le budget engagé dépendait du statut assuré, de l'expérience aux urgences ni de l'espèce possédée. En conclusion, les trois attentes clés mises en évidence sont : les informations sur la situation clinique de l'animal et l'organisation des urgences, la vitesse de prise en charge ainsi que la disponibilité du personnel. Le coût, qui est une problématique majeure en urgence, n'apparaît pas dans les critères essentiels énoncés par les propriétaires.[-]
En contexte d'urgence, il est primordial de connaître les attentes des propriétaires et d'adapter notre manière de communiquer pour que la prise en charge de l'animal soit optimale et que le propriétaire en soit satisfait. Les attentes des propriétaires d'animaux de compagnie n'avaient été étudiées qu'en dehors de l'urgence. L'objectif de cette thèse était de les définir dans ce contexte précis. Nous avons réalisé une enquête au service d'URG/SI ...

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Le distichiasis est un cil qui provient d'un follicule pileux adjacent à une glande de Meibomius et qui émerge via le conduit de cette glande sans en modifier la structure ou la fonction. Il est alors identifié sur le bord libre de la paupière supérieure ou inférieure. L'épidémiologie de ces distichiasis chez le chien reste peu décrite dans la littérature vétérinaire. Toutes les races de chiens peuvent être atteintes par cette anomalie oculaire, mais certaines semblent plus représentées que d'autres. Diverses options thérapeutiques sont possibles, avec des taux de succès variables.
L'objectif de notre étude était d'abord de réaliser une étude épidémiologique du distichiasis chez le chien, en incluant tous les cas de distichiasis, associés ou non à des signes cliniques. Nous avons pour cela étudié les chiens examinés au service d'ophtalmologie du ChuvA entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2019, ce qui représentait un effectif de 5342 chiens. Nous avons mis en évidence que la prévalence de distichiasis au sein de notre population d'étude était de 5,5 % avec 74 % des cas sans signes cliniques associés. L'âge médian au moment du diagnostic était de 3,9 ans pour tous les cas inclus, avec une différence entre les cas associés à de signes cliniques pour lesquels l'âge médian au moment du diagnostic était de 1,3 ans, contre 5 ans pour les cas non associés à des signes cliniques. Aucune prédisposition sexuelle n'a pu être montrée dans cette étude. Parmi les 52 races atteintes par l'affection, le Bulldog Anglais, le Cocker Américain, le Cavalier King Charles, le Boxer, le Cocker Anglais, le Shih Tzu et le Bouledogue Français étaient surreprésentés dans notre étude. Nous notions également que les chiens de races brachycéphales avaient entre deux et trois fois plus de risque d'être atteints par des distichiasis que les non brachycéphales. Les chiens atteints de distichiasis associés à de signes cliniques présentaient des lésions de kératite ou de conjonctivite. Sur les 42 chiens traités chirurgicalement, seuls 17 ont eu un suivi suffisamment long pour interpréter les résultats des chirurgies effectuées. Dans notre étude, le taux de succès de la cryoablation de distichiasis était de 100 % pour six yeux opérés, de l'exérèse en bloc de 80 % pour cinq yeux opérés, de l'exérèse en bande de 57 % pour sept yeux opérés et de l'électroépilation de 20 % pour dix yeux opérés. Neuf chiens n'avaient plus de signes de douleur oculaire ou des lésions de kératite après une chirurgie, et six chiens ont nécessité une reprise chirurgicale.[-]
Le distichiasis est un cil qui provient d'un follicule pileux adjacent à une glande de Meibomius et qui émerge via le conduit de cette glande sans en modifier la structure ou la fonction. Il est alors identifié sur le bord libre de la paupière supérieure ou inférieure. L'épidémiologie de ces distichiasis chez le chien reste peu décrite dans la littérature vétérinaire. Toutes les races de chiens peuvent être atteintes par cette anomalie oculaire, ...

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L'arrêt cardio-respiratoire est une urgence médicale absolue dont le pronostic est très sombre même en présence d'une prise en charge rapide et adaptée. En effet, en médecine vétérinaire, si les taux de retour à la circulation spontanée sont généralement de l'ordre de 30 à 50%, les taux de survie finale peinent à dépasser les 10%. Afin d'améliorer la prise en charge de l'arrêt cardio-respiratoire chez les animaux de compagnie, une vaste synthèse bibliographique des données scientifiques existant dans ce domaine a permis l'élaboration de recommandations consensuelles sur la réanimation cardio-pulmonaire, publiées en 2012 par le collectif RECOVER. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'évolution de l'efficacité de la réanimation chez les chiens et les chats ayant présenté un arrêt cardio-respiratoire avant et après l'implémentation des recommandations RECOVER dans les protocoles de réanimation au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort (CHUVA). Une étude rétrospective portant sur des cas d'arrêt cardiaque survenus entre Février 2014 et Avril 2016, réanimés selon la méthode « STANDARD » c'est-à-dire avant l'implémentation des recommandations RECOVER, a permis de réunir 25 chats et 36 chiens, chez qui les taux de survie finale étaient respectivement de 4,0% (1/25) et 5,6% (2/36). Puis une étude prospective portant sur des cas d'arrêt cardiaque survenus entre Juin 2019 et Mai 2021, réanimés selon le protocole « RECOVER », a permis de réunir 44 chats et 48 chiens, chez qui les taux de survie finale étaient respectivement de 9,1% (4/44) et 4,2% (2/48). Il n'existait pas de différence significative sur le taux de survie finale avant et après l'implémentation des recommandations RECOVER chez les chats et chez les chiens. En revanche, chez les chats, la durée de survie après retour à la circulation spontanée était significativement plus longue dans le groupe « RECOVER » (médiane = 9,75 heures) que dans le groupe « STANDARD » (médiane = 0,3 heure) (p = 0,04). De plus, le taux de récidive d'arrêt cardiaque parmi les chats initialement réanimés avec succès était significativement plus faible dans le groupe « RECOVER » (38,5%, 5/13) que dans le groupe « STANDARD » (85,7%, 6/7) (p = 0,04).[-]
L'arrêt cardio-respiratoire est une urgence médicale absolue dont le pronostic est très sombre même en présence d'une prise en charge rapide et adaptée. En effet, en médecine vétérinaire, si les taux de retour à la circulation spontanée sont généralement de l'ordre de 30 à 50%, les taux de survie finale peinent à dépasser les 10%. Afin d'améliorer la prise en charge de l'arrêt cardio-respiratoire chez les animaux de compagnie, une vaste synthèse ...

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L'anesthésie vétérinaire, « dite balancée », présente de multiples indications et requiert l'usage de nombreuses molécules anesthésiques et analgésiques. Connaître de façon approfondie celles-ci permettent aux vétérinaires praticiens et aux étudiants vétérinaires d'élaborer des protocoles anesthésiques cohérents et adaptés à une situation et un animal donné. Cet outil pédagogique interactif présente sous la forme de fiches récapitulatives les principales molécules anesthésiques utilisées en médecine vétérinaire concernant les chiens et les chats. Cet outil constitue ainsi une aide à l'apprentissage pour les étudiants vétérinaires, mais aussi les vétérinaires déjà diplômés souhaitant éventuellement les réviser. En effet, par son accès simple et rapide sur Internet, cet outil pédagogique peut être consulté dans le lieu que désire l'apprenant, et ce, sans limite de temps. Ce site web a de plus été conçu afin que son contenu et son design s'adaptent à tous types de surfaces numériques, ainsi est-il consultable aussi bien sur ordinateur, smartphone et tablette. Cela constitue un atout, à l'heure où les écrans numériques sont divers et omniprésents dans notre société. L'accès à ce site web se fait de plus via des QR Codes affichés et placés judicieusement dans le service d'anesthésie au ChuvA. Ainsi, les étudiants en rotation d'anesthésie peuvent grâce à leur smartphone muni d'une caméra numérique accéder aisément au site web. La lecture rapide de fiches théoriques insérée dans la pratique clinique de l'anesthésie facilitera la mémorisation des différentes molécules dont ils feront l'usage. Le retour des étudiants sera essentiel pour développer plus encore cet outil. Rappel de l'adresse du site : https://aimeeguengant.wixsite.com/theseqrcanesthesie.[-]
L'anesthésie vétérinaire, « dite balancée », présente de multiples indications et requiert l'usage de nombreuses molécules anesthésiques et analgésiques. Connaître de façon approfondie celles-ci permettent aux vétérinaires praticiens et aux étudiants vétérinaires d'élaborer des protocoles anesthésiques cohérents et adaptés à une situation et un animal donné. Cet outil pédagogique interactif présente sous la forme de fiches récapitulatives les ...

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Dans l'optique d'améliorer la qualité de soin et de faciliter la recherche médicale chez les carnivores domestiques, ce travail a eu pour objet la création d'une classification des causes de mortalité commune aux chiens et aux chats, et l'utilisation de cet outil pour la réalisation d'une étude rétrospective chez le chat de janvier 2017 à janvier 2019 dans le Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort (ChuvA). Cette étude a été réalisée en parallèle d'une étude similaire chez le chien se basant sur une classification conjointe. Ainsi, à partir de la classification internationale des maladies (CIM) préexistante en médecine humaine il sera proposé une adaptation aux carnivores domestiques. A l'aide du logiciel interne du ChuvA, les chats décédés, tous services confondus, seront classés afin de déterminer des corrélations entre l'étiologie des décès et certaines caractéristiques inhérentes à l'animal : sa race, son âge, son sexe ou encore des paramètres moins fréquemment étudiés comme la présence d'un diagnostic de certitude au moment du décès ou de difficultés financières ayant limité la prise en charge. Cette étude a permis de mettre en évidence la présence d'associations statistiquement significatives entre les causes de mortalités réparties en 16 chapitres et l'âge au moment du décès, le statut sexuel, la race ainsi que la présence d'un diagnostic de certitude ou de limites financières à la prise en charge. Ainsi, la classification mise en place, bien que destinée à évoluer dans le temps afin de se rapprocher au mieux de la pratique, a permis de vérifier des résultats déjà connus de la médecine vétérinaire ce qui en montre la pertinence. Par ailleurs, celle-ci s'inscrit dans une démarche d'amélioration de la prise en charge des carnivores domestiques et donc de la qualité de soin. C'est pourquoi ce travail a également étudié l'utilité et la mise en œuvre des revues de morbi-mortalité (RMM) dans la médecine humaine afin d'en faire ressortir les éléments applicables dans une structure vétérinaire telle que le CHUVA avec pour objectif de diminuer la morbidité et la mortalité chez les carnivores domestiques.[-]
Dans l'optique d'améliorer la qualité de soin et de faciliter la recherche médicale chez les carnivores domestiques, ce travail a eu pour objet la création d'une classification des causes de mortalité commune aux chiens et aux chats, et l'utilisation de cet outil pour la réalisation d'une étude rétrospective chez le chat de janvier 2017 à janvier 2019 dans le Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort (ChuvA). Cette étude a été ...

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Dans l'optique d'améliorer la qualité de soin et de faciliter la recherche médicale chez les carnivores domestiques, ce travail a eu pour objet la création d'une classification des causes de mortalité commune aux chiens et aux chats et l'utilisation de cet outils pour la réalisation d'une étude rétrospective chez le chien de janvier 2017 à janvier 2019 dans le Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort (ChuvA). Cette étude a été réalisée en parallèle d'une étude similaire chez le chat se basant sur une classification conjointe. Ainsi, à partir de la classification internationale des maladies (CIM) préexistante en médecine humaine il sera proposé une adaptation aux carnivores domestiques. A l'aide du logiciel interne du ChuvA, les chiens décédés tous services confondus seront classés afin de déterminer des corrélations entre l'étiologie des décès et certaines caractéristiques inhérentes à l'animal : sa race, son âge, son sexe ou encore des paramètres moins fréquemment étudiés comme la présence d'un diagnostic de certitude au moment du décès ou de difficultés financières ayant limité la prise en charge. Cette étude a permis de mettre en évidence la présence d'associations statistiquement significatives entre les causes de mortalités réparties en 16 chapitres et l'âge au moment du décès, le statut sexuel, la race ainsi que la présence d'un diagnostic de certitude ou de limites financières à la prise en charge. Ainsi, la classification mise en place, bien que destinée à évoluer dans le temps afin de se rapprocher au mieux de la pratique, a permis de vérifier des résultats déjà connus de la médecine vétérinaire ce qui en montre la pertinence. Par ailleurs, celle-ci s'inscrit dans une démarche d'amélioration de la prise en charge des carnivores domestiques et donc de la qualité de soin. C'est pourquoi ce travail a également étudié l'utilité et la mise en œuvre des revues de morbi-mortalité (RMM) dans la médecine humaine afin d'en faire ressortir les éléments applicables dans une structure vétérinaire telle que le CHUVA avec pour objectif de diminuer la morbidité et la mortalité chez les carnivores domestiques.[-]
Dans l'optique d'améliorer la qualité de soin et de faciliter la recherche médicale chez les carnivores domestiques, ce travail a eu pour objet la création d'une classification des causes de mortalité commune aux chiens et aux chats et l'utilisation de cet outils pour la réalisation d'une étude rétrospective chez le chien de janvier 2017 à janvier 2019 dans le Centre hospitalier universitaire vétérinaire d'Alfort (ChuvA). Cette étude a été ...

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La darbépoétine est un stimulant de l'érythropoïèse agissant comme un analogue de l'EPO sur les cellules progénitrices des globules rouges. Chez l'homme, c'est un traitement de choix, permettant une hausse de l'hématocrite lors d'anémies par déficit d'EPO parmi lesquelles on retrouve les anémies liées à la maladie rénale chronique (MRC) et les anémies inflammatoires. Chez le chat, son utilisation se limite principalement à l'anémie d'origine rénale. Cette dernière a un effet négatif sur le pronostic de la MRC chez le chat, ce qui est un argument fort en faveur de la nécessité de correction de cette anémie notamment par la darbépoétine.
Après une brève synthèse des connaissances actuelles relatives au déroulement de l'érythropoïèse, aux anémies traitées par la darbépoétine chez les carnivores domestiques et l'homme et aux propriétés pharmacologiques de la darbépoétine, une étude rétrospective a été réalisée concernant la prise en charge par l'administration de darbépoétine de 32 chats présentés au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d'Alfort dans un contexte d'anémie d'origine rénale ou inflammatoire. L'objectif principal de ce travail rétrospectif est de déterminer quel critère est le plus apte à caractériser la réponse au traitement. Les objectifs secondaires de l'étude étaient d'identifier des paramètres permettant de prédire la réponse ou la non réponse au traitement, de discuter les causes d'échecs au traitement et de documenter la prévalence des effets secondaires au traitement.
Dans cette étude, le seul critère pour lequel il y a une différence significative dans la durée de survie des chats répondants au traitement par rapport aux chats non répondants est le critère considérant comme répondants les chats dont l'hématocrite a augmenté d'au moins 10 points suite à l'administration du traitement. Selon ce critère, 20 des 32 chats de l'étude ont répondu au traitement. Notre étude n'a pas mis en évidence de paramètres permettant de prédire la réponse ou non au traitement parmi ceux testés : l'hématocrite, la teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine, le volume globulaire moyen, le stade IRIS de la MRC, la complémentation en fer, la prise de poids, l'étiologie de l'anémie, l'âge, la prise d'IECA, le fait d'avoir une dérivation pyélovésicale extraurétérale ou un stent urétéral et enfin le nombre de comorbidités. Quelques effets secondaires au traitement référencés dans la littérature (hypertension artérielle, vomissements, diarrhée, hyperkaliémie, hyperthermie, thrombocytose, thrombose) ont été notés chez les chats de l'étude sans qu'ils puissent être attribués à l'administration du traitement de façon certaine.[-]
La darbépoétine est un stimulant de l'érythropoïèse agissant comme un analogue de l'EPO sur les cellules progénitrices des globules rouges. Chez l'homme, c'est un traitement de choix, permettant une hausse de l'hématocrite lors d'anémies par déficit d'EPO parmi lesquelles on retrouve les anémies liées à la maladie rénale chronique (MRC) et les anémies inflammatoires. Chez le chat, son utilisation se limite principalement à l'anémie d'origine ...

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Cette étude a permis d'établir des intervalles de référence des paramètres de biochimie sanguine, des gaz du sang et d'hématologie chez le lapin de compagnie (Oryctolagus cuniculus). Les analyseurs concernés sont le VetScan VS2, l'i-STAT Alinity et le Sysmex XT2000iV utilisés à l'ENVA pour la clientèle du CHUVA. Pour cela, 82 individus de référence en bonne santé, âgés de 6 mois à 6 ans ont été recrutés et prélevés au sein du service des nouveaux animaux de compagnie du CHUVA et parmi les étudiants de septembre 2018 à mars 2020. Dans la plupart des cas, les intervalles de référence obtenus dans notre étude à l'aide du logiciel Reference Value Advisor sont du même ordre de grandeur que ceux décrits dans la littérature, et qui sont actuellement utilisés pour l'interprétation des analyses par les praticiens. Nous avons également étudié l'influence de certains facteurs sur les intervalles de référence. Ainsi, l'âge a un impact statistiquement significatif sur la variable PAL (activité PAL plus élevée chez les lapins de 6 mois à un an que chez ceux de plus d'un an) et la concentration en glucose (plus faible chez les lapins de 6 mois à un an que chez ceux de plus d'un an). La réalisation d'une étude complémentaire avec un nombre d'individus de référence plus important permettrait d'avoir une meilleure précision des résultats et d'étudier plus en détails l'influence de certains facteurs épidémiologiques sur les intervalles de référence telle que la race ou la note d'état corporel.[-]
Cette étude a permis d'établir des intervalles de référence des paramètres de biochimie sanguine, des gaz du sang et d'hématologie chez le lapin de compagnie (Oryctolagus cuniculus). Les analyseurs concernés sont le VetScan VS2, l'i-STAT Alinity et le Sysmex XT2000iV utilisés à l'ENVA pour la clientèle du CHUVA. Pour cela, 82 individus de référence en bonne santé, âgés de 6 mois à 6 ans ont été recrutés et prélevés au sein du service des ...

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