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Gestion de la douleur lors de la castration et de la caudectomie chez le porcelet

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Thèse

Url / Doi : https://doc-veto.oniris-nantes.fr/ListRecordVisio.htm?idlist...

Téléchargeable : Oui

N° de thèse : 105

La castration à vif et la caudectomie sont deux pratiques réalisées en routine en maternité sur les porcelets de moins de sept jours. Aujourd’hui ces pratiques subissent des pressions sociétales et politiques dans le cadre du bien-être animal. Les acteurs de la filière porcine se sont engagés à trouver des alternatives à ces pratiques, mais aucune n’est vraiment adaptée à l’heure actuelle. La gestion de la douleur, notamment par le biais d’anesthésies locales et d’insensibilisation par le froid, est une des solutions envisagées pour continuer à réaliser ces pratiques en prenant en compte le bien-être des porcelets. Dans cette étude terrain, trois modalités de gestion de la douleur vont être testées pour la castration en termes d’efficacité, de praticité et de coût pour l’éleveur (valence économique) dans huit élevages différents du Grand Ouest, à savoir l’anesthésie locale injectable (lidocaïne ou procaïne) et l’insensibilisation au froid. La douleur est évaluée par la mesure de l’intensité des cris des porcelets au cours de ces opérations. La première anesthésie locale à base de lidocaïne a fait ses preuves en termes d’efficacité dans les huit élevages recrutés avec une réduction significative de l’intensité des cris des porcelets anesthésiés localement. La deuxième anesthésie à base de procaïne na quant à elle pas montré d’effets très significatifs et l’intensité des cris des porcelets a diminué dans seulement deux élevages. La dernière modalité qui était l’insensibilisation du scrotum avec une bombe de froid na pas montré de réduction significative de l’intensité des cris des porcelets, voire même parfois une augmentation liée à l’inconfort de l’application du froid sur les testicules. En ce qui concerne la faisabilité de ces techniques, elles demandent des manipulations, un temps de travail et un coût supplémentaires mais restent simples dans leur réalisation. Pour la caudectomie, la faisabilité de traitements de gestion de la douleur par une anesthésie locale injectable, de surface (froid) ou topique (pommade) a été testée mais aucune de ces solutions ne semblent pouvoir être adaptées à une réalisation en élevage et/ou à une efficacité réelle sur la gestion de la douleur. En parallèle, les conséquences de cette prise en charge de la douleur sur les performances de croissance des animaux ont été évaluées en regardant le gain moyen quotidien dans les 24 heures postopératoires. Cet essai zootechnique a montré qu’il n’y avait pas de prise de poids améliorée avec un traitement de gestion de la douleur à la castration et à la caudectomie conjointement. Notre étude donne un meilleur éclairage et souligne la possibilité d’une gestion de la douleur lors de la castration avec une anesthésie locale par injection de lidocaïne. Néanmoins cela pose question au vu de la réglementation française actuelle : pas d’autorisation de mise sur le marché de ce produit pour les porcs et son utilisation n'est pas possible par l’éleveur. L’avenir de ces pratiques est entre les mains des différents acteurs de la production porcine mais pourrait s’orienter vers l’arrêt de la castration à vif des porcelets et de la caudectomie. Dans ce cadre, il faut continuer à chercher des solutions ou réfléchir aux adaptations nécessaires en élevage pour pouvoir arrêter ces pratiques.

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