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Etude de l'exposition professionnelle aux agents anesthésiques volatiles dans la pratique libérale de l'anesthésie des petits animaux en France

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Thèse
H

Nadal, Pierre

École nationale vétérinaire d'Alfort

2014

90 p.

A-2014-108

Anesthésie ; Profession vétérinaire ; Risque professionnel ; Isoflurane ; Pollution ; Enquête ; Médecine des petits animaux ; France

Url / Doi : https://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=1761

Téléchargeable : Oui

N° de thèse : 108

Bibliographie : 50

Titre anglais : Study about professional exposition to anesthetic gases for the anesthesia of small animals in France

Directeur de Thèse : Zilberstein, Luca

Assesseur / Examinateur : Praud, Anne

Type de fond : Fonds contemporain

Les agents anesthésiques volatils ont connu un engouement particulier ces 20 dernières années en médecine vétérinaire. La littérature rapporte de possibles effets sur le personnel exposé de façon chronique aux halogénés. Cependant, peu de données existent quant à l’utilisation de ces agents par les vétérinaires et aucune étude n’a été réalisée en France. L’objectif de cette étude était de faire une synthèse des connaissances actuelles sur l’exposition des vétérinaires aux agents anesthésiques volatils et d’évaluer l’exposition et les pratiques des vétérinaires français lors de l’utilisation d’anesthésiques volatils sur des petits animaux. Un questionnaire de trente questions a été envoyé à 3 784 vétérinaires exerçant la médecine et la chirurgie des petits animaux (carnivores domestiques et nouveaux animaux de compagnie). Nous avons obtenu un taux de réponse de 18,6 % (520 réponses). L’isoflurane était utilisé par 95,9 % des personnes interrogées. La moitié des structures (50,3 %) réalisaient moins de deux anesthésies par jour et 42,5 % moins de cinq par semaine. Les halogénés étaient systématiquement utilisés lors de procédures de courte durée dans 65,9 % des cas, et dans 87,3 % des cas lors de procédures de longue durée. Le maintien de l’anesthésie se faisait à l’aide d’un masque facial dans 26,3 % des cas pour le chat et 87,3 % des cas pour les nouveaux animaux de compagnie. A la fin de la chirurgie, 72,3 % des vétérinaires laissaient l’animal plusieurs minutes sous oxygène. L’entretien des machines d’anesthésies volatiles était réalisé une fois par jour par le vétérinaire dans 27,6 % des cas et une fois par an par un spécialiste dans 4 % des cas. Seulement 34,6 % des vétérinaires favorisaient le renouvellement de l’air ambiant lors du remplissage de la cuve d’halogéné et 35,2 % utilisaient une évacuation passive lors de l’utilisation de leur machine. Parmi les vétérinaires sondés, 74,8 % avaient le sentiment d’être exposés et 62,7 % souhaitaient davantage de conseils pour diminuer leurs expositions aux halogénés. Cette étude a montré une exposition régulière aux agents anesthésiques volatils et en particulier l’isoflurane. Cette exposition a surtout lieu lors de chirurgie de durée supérieure à trente minutes. Notre étude a montré d’importants manquements dans l’entretien et la surveillance des machines d’anesthésies ainsi que dans le renouvellement de l’air et l’extraction des agents anesthésiques volatils en dehors du bloc opératoire. Cependant, les vétérinaires semblent conscients de leur exposition et adoptent déjà des mesures de prévention comme le recours limité au masque facial en privilégiant l’intubation de l’animal ou en déconnectant les animaux le plus tardivement possible après arrêt du vaporisateur. Ainsi, il apparait nécessaire de poursuivre la formation des vétérinaires et la mise en place de mesures de prévention quant à l’exposition aux agents anesthésiques volatils.

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